La souveraineté économique de la RDC est loin d’être une réalité

Le sénateur Augustin Matata Ponyo souligne la nécessité et l’urgence de stimuler la souveraineté économique du pays et propose sa recette : la mise en place urgente d’un plan de « leadership-gouvernance », gage de prospérité et du progrès social. si l’indépendance (de 1960) a été acquise sur le plan politique, il n’en a pas été le cas sur le plan économique, car à l’instar de plusieurs nations africaines, la RDC est restée économiquement dépendante vis-à-vis d’anciennes puissances coloniales. Et pourtant, la souveraineté économique reste un attribut-clé d’un État politiquement indépendant. Et de cette souveraineté économique, on suppose que l’offre productive répond aux principaux besoins alimentaires et énergétiques ainsi qu’aux principaux éléments de la demande des biens et services de la population. La RDC est encore loin de cette réalité, estime le sénateur Matata Ponyo. Pour cet ancien Premier ministre, le problème est principalement lié au déficit de leadership et de la gouvernance de qualité dans le chef des dirigeants qui se sont succédé.

Attribut-clé d’un État politiquement indépendant, la souveraineté économique de la RDC est loin d’être une réalité. Pour y arriver, le Congo de Lumumba est appelé à refaire le retard cumulé dans son développement, 60 ans après son indépendance politique. Jouant sa partition dans l’histoire de son pays, le sénateur Augustin Matata Ponyo souligne la nécessité et l’urgence de stimuler la souveraineté économique du pays et propose sa recette : la mise en place urgente d’un plan de « leadership-gouvernance », gage de prospérité et du progrès social.

À la Chambre des sages du Parlement, l’heure est non seulement au bilan, mais aussi à la réflexion sur les soixante années totalisées par la République démocratique du Congo, depuis son accession à la souveraineté nationale et internationale.

En effet, si cette indépendance a été acquise sur le plan politique, il n’en a pas été le cas sur le plan économique, car à l’instar de plusieurs nations africaines, la RDC est restée économiquement dépendante vis-à-vis d’anciennes puissances coloniales. Et pourtant, la souveraineté économique reste un attribut-clé d’un État politiquement indépendant. Et de cette souveraineté économique, on suppose que l’offre productive répond aux principaux besoins alimentaires et énergétiques ainsi qu’aux principaux éléments de la demande des biens et services de la population.  

La RDC est encore loin de cette réalité, estime le sénateur Matata Ponyo.

Pour cet ancien Premier ministre, le problème est principalement lié au déficit de leadership et de la gouvernance de qualité dans le chef des dirigeants qui se sont succédé. Matata Ponyo l’a fait savoir au cours de son exposé à l’attention de ses collègues sénateurs, axé sur le réveil de l’Afrique et dont le principal thème a été « 60 ans après les indépendances, l’Afrique a besoin d’un deuxième sursaut ! ».

Au cours de cette plénière académique présidée, le mercredi 1er juillet 2020, par le premier vice-président du Sénat, Samy Badibanga, dans la salle des Conférences internationales du Palais du peuple, le sénateur Matata Ponyo a exhorté la Chambre haute du Parlement à stimuler l’indépendance économique, gage de la prospérité et du progrès social.

Selon lui, l’autonomie économique dont la RDC a besoin pour refaire le retard enregistré dans son développement devra, entre autres, financer l’électrification de ses villes, quartiers et villages ou encore combattre la pauvreté sous toutes ses formes. Cela, dans le but d’apporter la prospérité et la dignité susceptibles de faire de la RDC le socle de l’émergence africaine.

Le sénateur Matata Ponyo qui plaide pour une Afrique éveillée, soutient que ce progrès ne peut se réaliser sans la mise en place urgente d’un plan de « leadership-gouvernance » qui devra poser les fondations du progrès et de la prospérité qui manque cruellement à la RDC comme à tout le continent.

« C’est sur ces fondations solides que le Plan Marshall a pu rebâtir la prospérité de l’Europe d’après-guerre. En misant sur nos forces, nos atouts, notre potentiel, nos diversités et sur nos avantages comparatifs, il est possible de développer des créneaux d’excellence afin de conquérir notre indépendance économique plus rapidement qu’on ne le pense », a indiqué en substance le sénateur Matata.    

Et pour mettre en place le plan « leadership-gouvernance » dont la RDC, comme l’Afrique, a besoin pour obtenir les résultats escomptés de l’indépendance économique, Matata Ponyo indique qu’il faut avoir dans la gestion des affaires un leadership éclairé porteur d’une grande vision au profit de la majorité et de la mettre en œuvre de manière durable, quelle que soit la nature des obstacles.

D’où, le plaidoyer du sénateur Matata de faire de la Chambre haute du Parlement une institution avant-gardiste, capable de booster l’implémentation d’un leadership et d’une gouvernance de qualité, facteurs du développement et de l’émergence dont la RDC a besoin. 

(avec lePotentiel)

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