RDC : Voici les dates-clés depuis l’indépendance

Sécession du Katanga. Le 30 juin 1960, le Congo belge devient indépendant. Le pouvoir est partagé entre Joseph Kasa-Vubu, président, et Patrice Lumumba, Premier ministre. Rapidement, le pays sombre dans le chaos. Le 5 juillet, une mutinerie éclate au sein des troupes congolaises de la Force publique, encadrée par des officiers belges. 

Le 11, la riche province minière du Katanga (sud-est) fait sécession, entraînée par Moïse Tshombe, avec l’appui de puissances coloniales et des États-Unis. La période troublée qui suit est marquée par l’envoi de Casques bleus et l’assassinat de Lumumba en janvier 1961. Le Katanga retourne sous l’autorité du gouvernement en 1963.

En 1964-1965, une vaste rébellion d’inspiration communiste embrase le pays.

Le « roi Léopard »

Le 24 novembre 1965, Joseph-Désiré Mobutu, commandant de l’armée, renverse le président Kasa-Vubu. En 1971, il rebaptise le pays République du Zaïre et prend le nom de Mobutu Sese Seko. Il s’appuie sur son parti-État du Mouvement populaire de la révolution (MPR).

En 1973, Mobutu instaure la « zaïrianisation », une politique de préférence nationale consistant à chasser les opérateurs économiques étrangers et nommer à leur place des Zaïrois. L’expérience tournera court quelques mois plus tard.

En 1976, le virus Ebola, qui peut provoquer une fièvre hémorragique, est identifié pour la première fois au Zaïre. Depuis, le pays a connu onze épidémies d’Ebola. Terminée le 25 juin, la dixième est la plus grave de l’histoire du pays (2.287 morts).

En 1977-1978, Mobutu parvient à contenir, avec une aide étrangère, des tentatives de sécession du Katanga, rebaptisé Shaba. À Kolwezi, des parachutistes français et belges évacuent les ressortissants étrangers.

La longue dictature du « roi Léopard » maintient l’unité territoriale du pays, mais mate toute opposition et ruine l’économie.

Laurent-Désiré Kabila, d’une rébellion à l’autre

En juillet 1994, la victoire au Rwanda voisin des rebelles du FPR, à majorité tutsi, met fin au génocide des tutsi du Rwanda. Plus d’un million de Rwandais hutu se réfugient au Zaïre.

Le 17 mai 1997, Laurent-Désiré Kabila se proclame chef de l’État, après huit mois d’une rébellion partie de l’Est, soutenue notamment par le Rwanda, qui chasse le maréchal Mobutu. Il rebaptise le pays République démocratique du Congo.

En août 1998, une nouvelle rébellion éclate au Kivu (Est) puis dégénère en conflit régional, opposant forces gouvernementales, soutenues par l’Angola, la Namibie et le Zimbabwe, à des rébellions appuyées par le Rwanda et l’Ouganda.

La guerre se prolongera jusqu’en 2003.

Joseph Kabila : crise politique et rébellions

Le 26 janvier 2001, Joseph Kabila succède à son père assassiné. Il est élu président en 2006 lors des premières élections libres depuis l’indépendance, puis réélu en 2011 lors d’élections marquées par des violences et des fraudes.

En mai 2012 débute dans le Kivu la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), surtout composé d’ex-rebelles congolais tutsi. Elle est vaincue fin 2013.

En 2015, la perspective d’un maintien au pouvoir de Kabila au-delà de son dernier mandat, qui s’achève en décembre 2016, déclenche de violentes manifestations avec des dizaines de morts.

En septembre 2016, le Kasaï (centre) bascule dans la violence après la mort d’un chef coutumier tué par les forces de sécurité.

Fin 2016, un accord politique permet à Kabila de rester jusqu’à des élections prévues fin 2017, après de nouvelles manifestations anti-pouvoir violemment réprimées, qui font des dizaines de morts.

Le scrutin sera repoussé à fin 2018. Plusieurs manifestations réclamant son départ sont sévèrement réprimées début 2018.

Le 8 août 2018, Joseph Kabila désigne comme dauphin pour la présidentielle l’ex-ministre de l’Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary, face à une opposition divisée. 

Le 5 octobre 2018, le gynécologue congolais Denis Mukwege, qui « répare » les femmes violées victimes de conflits dans le Kivu, se voit décerner le prix Nobel de la Paix.

Première transition démocratique contestée

La présidentielle, trois fois reportée, se tient finalement le 30 décembre 2018. Félix Tshisekedi est proclamé vainqueur, devant un autre opposant Martin Fayulu, qui dénonce un « putsch électoral ».

Les législatives sont remportées par la majorité pro-Kabila. Huit mois après la présidentielle, un gouvernement de coalition est investi.

(avec Afp)

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