La RDC est dans une grave crise : Tous, mobilisons-nous contre Ronsard, les incursions des armées étrangères

La situation actuelle de la Rdc appelle à une vigilance, à une conscience collective pour une forte mobilisation pour le pays. Les congolais épris du patriotisme, de l’unité nationale , de la rupture avec l’establishment incarnant la racaille ne doivent pas rendre les armes ou être anesthésiés. Il est temps de rebondir et se rassembler dans un esprit d’union sacrée pour dire non à la nomination de Ronsard Malonda comme président de la commission électorale nationale indépendante (Céni), dire non à la présence de six armées étrangères dans notre pays, dire non à la crise politique au haut sommet de l’Etat sur laquelle vient se greffer la dégradation de la situation économique, monétaire, sociale aggravée par le covid-19. Nous en avons marre et plus que marre. C’est devenu dégueulasse. Le glas a sonné pour créer une forte complicité d’actions, des manifestations et s’engager dans un processus de pression puisque l’enjeu est de taille et l’intérêt pour la survie de la nation congolaise et de la démocratie passe avant les intérêts partisans.

La nomination de Ronsard Malonda est une déclaration de guerre contre le peuple congolais

Après l’annonce de cette nomination par l’Assemblée nationale, les réactions n’ont pas cessé de pleuvoir au regard de la gestion calamiteuse des élections de décembre 2018 entachées des grandes fraudes et ayant occasionné des sanctions américaines. Le mépris est total pour les congolais en nommant quelqu’un qui a participé et contribué au hold up électoral. Ce choix est d’autant plus provocateur qu’il heurte des convictions démocratiques profondes à tel point que ceux qui l’ont cautionné ne sont que des trouillards. De quelle manière doivent-ils faire la promotion d’un corrompu reconnu par la communauté internationale ? Dans la démocratie il y a des valeurs intrinsèques auxquelles on ne peut se soustraire, sinon l’on fait l’apologie des anti-valeurs et ces églises qui ont voté Ronsard Malonda, sont-elles au stricto sensu plus portées vers la lumière ou vers l’obscurité ? Comment ces églises peuvent-elles faire la promotion d’un voleur, d’un faussaire puisqu’il a contribué à la falsification des résultats des urnes ? Il faut féliciter les églises catholique et protestante qui sont restées fidèles à leur idéal. Dans l’éthique démocratique, le mandataire promeut la transparence et l’équilibre des comptes publics, il lutte contre toutes les formes de corruption.

Ronsard Malonda a contribué au détournement des fonds alloués à la Ceni comme l’a bien prouvé le Trésor américain et ce n’est pas pour rien que toute l’équipe de Nangaa a vu le gel de leurs avoirs aux USA. Selon le bureau de contrôle des avoirs étrangers, l’ OFAC : « Nangaa a supervisé les responsables de la Céni en utiliusant plusieurs sociétés écrans pour détourner des fonds opérationnels de la Céni à des fins personnelles et politiques. Monsieur a demandé aux responsables de la Céni de fabriquer des reçus pour compenser le déficit de dépenses ». Jusque là Nangaa et ses collaborateurs qui sont sous sanction du Trésor américain ont falsifié la vérité des urnes et sont des criminels. Ainsi on peut bien comprendre que cela puisse provoquer l’indignation, la colère, le ras-le-bol, une forte résistance qui va s’exprimer par des grandes mobilisations, un militantisme effervescent. Au delà de ces sursauts de conscience et d’engagement politique, nous allons assister à des fresques d’histoire congolaise durant lesquelles la solidarité citoyenne sera encore plus forte et des ingrédients de crise actuelle viendront booster cette dynamique de mobilisation, car le marasme est profond. Il est donc impératif de s’investir pour tout et dans tout pour dire NON à Ronsard Malonda, un corrompu, un criminel. Si le respect de l’éthique est primordial dans le choix des animateurs pour que cela ne soit pas interprété comme une forme de mépris pour le peuple, c’est seulement en Rdc qu’on a pris l’habitude de recycler des personnalités impliquées dans des crimes politiques à l’instar de certains gouverneurs de province, de voleurs de deniers publics. Cette fois le peuple est bien là et fera culbuter Ronsard. Qu’il sache que nous ne sommes plus en l’an 2018. Le temps a révolu.

Non à la présence des troupes étrangères en Rdc: notre pays n’est pas à vendre

Monsieur Felix Tshisekedi n’ a pas réussi à faire des miracles, lui qui avait promis la mise en place d’un état-major régional en 2019, aujourd’hui ce monsieur n’a plus d’initiatives crédibles puisqu’il n’ a aucun plan de sortie de crise suite à ses déficits intellectuels et politiques. Beaucoup d’éléments alimentent cette incurie du pouvoir actuel et il n’aura plus la confiance nécessaire, sauf pour certains qui restent des fanatiques aveugles ou des adeptes. Il faut nous poser la question de savoir pourquoi la Rdc est victime des incursions d’au moins six armées étrangères depuis le début 2020 ? L’effondrement total de l’autorité de l’Etat congolais qui n’a pas été à la hauteur de réinstaurer les institutions régaliennes locales telles la police, la défense du territoire, l’administration, la justice a engendré la prolifération des milices ayant des connexions au delà des frontières nationales et occasionne l’intrusion des forces armées étrangères. A cela il faut souligner la gravité de la situation due à la mauvaise volonté politique du pouvoir précédent de doter la Rdc d’une armée digne de ce nom.

Même si au sein de l’Assemblée nationale, la commission défense recommande la création d’unités spéciales dédiées à la protection des frontières, cette idée est bien saugrenue, voire même immature. Est- ce que le pays a pour le moment les ressources nécessaires pour créer des nouvelles structures quand la Rdc n’a plus de réserves de change ? car d’aucuns appellent même la présidence à réduire ses dépenses. Il est primordial de bien saisir l’étendue exacte de la question : la problématique de notre armée réside d’abord sur la mauvaise volonté politique qui ne détermine pas les politiques à suivre, à savoir budgétaire en renforçant les capacités de défense, de formation et de dotation des salaires décents, du management des effectifs. Il ne s’agit pas comme l’a fait Fatshi de construire des maisons préfabriquées pour les militaires, cela est du leurre, mais bien plus le primordial de revoir les salaires des militaires. Mais compte tenu du contexte national, cette politique salariale requiert une attention globale et non seulement sectorielle.

La consolidation de la paix , de la sécurité à nos frontières nécessite une approche globale qui intègre dans une stratégie cohérente trois piliers à savoir le pilier politico-diplomatique, le pilier militaire et le pilier développement économique et social. Evidemment pour être en position de rapport de force et bien négocier, le pilier militaire vient occuper une place de choix. Pourquoi des solutions n’ont pas été trouvées depuis que des questions ont été posées par l’ancien ministre de la défense Charles Mwando Nsimba qui reconnaissait que : « l’armée congolaise est toujours infestée par l’indiscipline notoire à tous les niveaux, les associations des malfaiteurs , le détournement de la paie destinée aux militaires » ? Pour compléter ce triste tableau , l’ancien secrétaire général des Nations unies, le coréen Ban Ki-Moon disait : « lorsque les forces de sécurité sont mal formées, sous-équipées, mal gérées et irrégulièrement payées, elles contribuent à l’insécurité en se rendant coupables de graves violations des droits de l’homme ». Encore un registre sombre illustrant l’ampleur des détournements : sur les tableaux d’effectifs de 340.000 militaires congolais sur base des contrôles effectués par des conseillers militaires sud-africains et européens, 130.000 soldats ont été déclarés fantômes. Comprenez que nos responsables pactisent à la destruction du pays et tous ceux qui sont aux manettes sont tous des voleurs, des étrangers puisqu’ils n’aiment pas les congolais et demeurent à priori comptables de l’insécurité et de nombreux massacres qui se perpétuent à l’est du pays. La Rdc ne mérite pas cela.

Aujourd’hui l’efficacité de l’armée se mesure en termes des ressources en pouvoir de combat (hélicoptères, avions de chasse, nombre de chars de combat, forces marines…), de la préparation par des soldats bien préparés et entraînés, de la régularité des meilleures soldes et primes aux soldats. Les congolais doivent dire NON à la présence récurrente de l’armée rwandaise qui se croit tout permis en Rdc à l’instar de la comparaison que faisait M’zé Laurent Désiré Kabila qui disait que : « le Rwanda, ce petit pays est comme un crapaud qui veut avaler un éléphant ». Trop c’est trop au point qu’en Avril 2020 la Rdc a protesté contre l’installation d’une position rwandaise coté congolais de la frontière auprès de l’organisation sous régionale, la CIRGL (conférence internationale sur la région des Grands lacs), dire Non à la présence de la marine ougandaise dans les eaux congolaises du lac Albert, à la présence de l’armée burundaise dans la plaine de la Ruzizi, dire Non aux incursions de l’armée zambienne et angolaise à l’ouest du pays sans oublier des exactions de l’armée sud-soudanaise au nord du pays.

La mobilisation pour laquelle nous lançons un vibrant appel à tous les congolais d’y participer est très importante parce qu’elle renforcera davantage une nouvelle complicité nous permettant de nous sentir beaucoup plus fort et déterminés. La participation active de tous les citoyens est vivement souhaitée puisque la Rdc est en péril et l’avenir de la jeune démocratie menacé. Congolais comptons sur nos propres efforts pour nous approprier notre destin afin de bouter en touche la candidature d’un corrompu, d’un criminel en la personne de Ronsard Malonda, ce gros lambda qui viendra encore perpétrer une seconde forfaiture. Les congolais ne sont plus de dupes et la peur a déjà changé de camp.

(Professeur Florent Kaniki)

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