RDC : Il est temps de mettre fin à la mauvaise politique

L’appartenance à certains partis politiques et le degré de soumission partisane priment sur l’expertise, l’expérience et la compétence. Le constat est fait par le président d’Ensemble pour la République. Moïse Katumbi estime ainsi qu’il est temps de mettre fin à cette mauvaise politique, destructive, qui a plongé l’administration publique, les entreprises du portefeuille, les régies financières et les services ainsi que les établissements publics en faillite.

… Le bilan global est largement négatif et il traduit les effets pervers de la mauvaise gouvernance et de la politisation à outrance de tous les secteurs de la vie nationale. La plupart des gouvernements qui se sont succédés ont érigé comme mode de gestion de la chose publique, la corruption, le clientélisme, le népotisme, le tribalisme…

Il n’y a pas un seul secteur de la vie nationale où nous, Congolais, trouvons dans l’action publique et les résultats obtenus une seule raison d’être fiers de nos dirigeants.

L’intégrité territoriale, la paix civile et la stabilité des Institutions de la République sont menacées de toutes parts, l’insécurité persiste et s’accroît. Le sang des innocents ne cesse de couler abondamment et gratuitement du fait des combines et des bandes armées à la solde de quelques individus et groupuscules sans foi ni loi. Bien plus, nous relevons une insuffisance et un délabrement pénalisants des infrastructures de base, une pauvreté endémique, un chômage généralisé, un système éducatif obsolète, un secteur de la santé publique en décrépitude, une production locale quasi inexistante, une économie totalement extravertie et une administration publique archaïque et démotivée.

Tous les indicateurs majeurs de développement sont au rouge. C’est ainsi que notre pays est classé au rang des États faillis et parias sur l’échiquier mondial malgré ses immenses ressources naturelles.

Soixante années de misère et de désillusions sont amplement suffisantes pour nous motiver à nous battre davantage en vue de l’instauration d’un régime véritablement démocratique et d’un État de droit…

Ci-dessous son message adressé au peuple congolais à l’occasion du 60ème anniversaire de l’indépendance

Nous commémorons l’anniversaire de l’avènement de notre pays à sa souveraineté nationale et internationale. Soixante ans après cette date historique du 30 juin 1960, nous rendons hommage aux martyrs et pères de l’indépendance, d’heureuse mémoire, qui avaient rempli leur devoir patriotique, au prix souvent de leur sang, et qui nous ont légué la charge d’écrire l’histoire de notre pays.

Nous devons aussi saluer le concours des autres peuples du monde, en Afrique comme en Occident, qui ont eu à soutenir cet élan en privilégiant le principe qui veut que chaque peuple ait droit à son autodétermination.

Que pouvons-nous dire de l’état de la Nation aujourd’hui à ces pères fondateurs ? Force est de constater, malheureusement, que la marche du pays se fait avec beaucoup de soubresauts et que l’élan de développement s’est complètement estompé depuis des lustres en raison de l’immobilisme de nos dirigeants.

Le bilan global est largement négatif et il traduit les effets pervers de la mauvaise gouvernance et de la politisation à outrance de tous les secteurs de la vie nationale.

La plupart des gouvernements qui se sont succédés ont érigé comme mode de gestion de la chose publique, la corruption, le clientélisme, le népotisme, le tribalisme… Il n’y a pas un seul secteur de la vie nationale où nous, Congolais, trouvons dans l’action publique et les résultats obtenus une seule raison d’être fiers de nos dirigeants. L’intégrité territoriale, la paix civile et la stabilité des Institutions de la République sont menacées de toutes parts, l’insécurité persiste et s’accroît. Le sang des innocents ne cesse de couler abondamment et gratuitement du fait des combines et des bandes armées à la solde de quelques individus et groupuscules sans foi ni loi. Bien plus, nous relevons une insuffisance et un délabrement pénalisants des infrastructures de base, une pauvreté endémique, un chômage généralisé, un système éducatif obsolète, un secteur de la santé publique en décrépitude, une production locale quasi inexistante, une économie totalement extravertie et une administration publique archaïque et démotivée.

Tous les indicateurs majeurs de développement sont au rouge. C’est ainsi que notre pays est classé au rang des Etats faillis et parias sur l’échiquier mondial malgré ses immenses ressources naturelles.

Notre système éducatif est une industrie de production de chômeurs qui augmentent chaque jour la masse des jeunes désœuvrés dont le sort ne préoccupe que très peu les dirigeants. Notre jeunesse si dynamique et talentueuse est sacrifiée. Faute d’avenir, des milliers de jeunes n’ont désormais comme seul espoir que de se tourner vers des travaux peu valorisants ou alors de quitter le pays. Cette situation est insupportable. Et comme si cela ne suffisait pas, nous voici en plus frappés par la pandémie du coronavirus, qui est certes mondiale, dont les victimes se font de plus en plus nombreuses sous l’œil impuissant des Le Président autorités politiques et sanitaires qui, malgré la volonté, peinent à mettre en place une politique de riposte cohérente, efficace et adaptée.

Nous stigmatisons l’égoïsme et la médiocrité d’une certaine classe politique qui ne se préoccupe pas de la misère du peuple mais qui œuvre constamment à confisquer les richesses collectives et à privatiser la gestion du pays à son profit.

L’appartenance à certains partis politiques et le degré de soumission partisane priment sur l’expertise, l’expérience et la compétence. Il est temps de mettre fin à cette mauvaise politique, destructive, qui a plongé l’administration publique, les entreprises du portefeuille, les régies financières et les services ainsi que les établissements publics en faillite. Faute des moyens, les services de défense et de sécurité éprouvent d’énormes difficultés à jouer pleinement leur rôle. Et c’est dans ce tableau sombre et préoccupant qu’une des familles politiques au pouvoir prend subitement des initiatives législatives provocatrices pour défier notre peuple. Seule une soif insatiable de pouvoir pour le pouvoir peut justifier une telle attitude. Ces derniers temps, nous entendons le peuple élever la voix, en ce qui concerne les propositions de lois controversées sur le Conseil Supérieur de la Magistrature. Solidaires de tous ceux qui dénoncent cette imposture, nous saluons le courage et la lucidité du peuple congolais qui, partout à travers le pays vient d’exprimer sans équivoque un non catégorique aux trois propositions de lois inconstitutionnelles que veulent lui imposer ceux qui, depuis plus d’une décennie, s’emploient à le maintenir en otage. Nous demandons aux forces vives de la Nation de continuer à se maintenir en alerte et à se tenir prêtes à répondre au mot d’ordre de mobilisation générale en vue de se prendre en charge si lesdites propositions de lois ne sont pas retirées. Soixante années de misère et de désillusions sont amplement suffisantes pour nous motiver à nous battre davantage en vue de l’instauration d’un régime véritablement démocratique et d’un Etat de droit. En dépit de ce tableau sombre, nous réaffirmons notre espoir et notre foi en un Congo démocratique, plus beau qu’avant, prospère, où il fera bon vivre non plus seulement pour une poignée de privilégiés mais pour le peuple congolais tout entier !

C’est pourquoi, nous invitons tous nos compatriotes à une méditation profonde sur les actions à entreprendre pour un avenir radieux. Nous lançons également un vibrant appel à la mobilisation générale pour préserver l’intégrité et l’unité de notre Nation tout en privilégiant l’intérêt commun.

Nous devons rester confiants en l’avenir de notre pays. Nous sommes et demeurons une Nation d’avenir avec notre jeunesse nombreuse et pleine de vitalité, notre patrimoine culturel éblouissant, notre diaspora regorgeant de compétences. Notre peuple est travailleur et créatif. Nos mamans portent avec courage et abnégation sur leurs épaules le destin de nos foyers et notre avenir. Les Congolais ne demandent que des espaces de liberté et d’actions dans la paix, l’ordre et la sécurité pour transformer notre pays en terre féconde.

Aucune fatalité ne nous condamne à la vie de misère et à la servitude. Voilà pourquoi tous ensemble, déterminés, comme un seul homme, dressons nos fronts, longtemps courbés; reprenons l’élan, dans la paix, la justice et le labeur, pour bâtir un Congo plus beau qu’avant où nous aurons la dignité et la prospérité en partage.

Que Dieu bénisse la RDC Que vive l’indépendance.

(Moïse Katumbi Chapwe)

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