Hong Kong : 23ème anniversaire de la rétrocession réprimée par la police

Moins de 24 heures après l’entrée en vigueur de la loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin à Hong Kong, la police a procédé aux premières arrestations en vertu de ce texte. Les forces de l’ordre ont arrêté au total mercredi plus de 300 personnes, dont neuf pour violation présumée de la loi sur la sécurité nationale, alors que des milliers de Hongkongais se sont rassemblés pour marquer le 23ème anniversaire de la rétrocession de l’ex-colonie britannique à la Chine. Ce rassemblement avait été interdit il y a quelques jours par les autorités, pour la première fois en 17 ans. La police a fait usage de canons à eau, de gaz poivré et lacrymogène pour les disperser. Beaucoup d’entre eux scandaient des slogans en faveur de l’indépendance du territoire.

Moins de 24 heures après l’entrée en vigueur de la loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin à Hong Kong, la police a procédé aux premières arrestations en vertu de ce texte,  condamné par de nombreux pays occidentaux, qui rend la justice chinoise compétente pour les crimes les plus graves.

Promulguée mardi par le président chinois Xi Jinping, cette législation fait craindre à l’opposition hongkongaise un recul des libertés inédit depuis la rétrocession à la Chine par le Royaume-Uni de ce territoire, en 1997.

Les forces de l’ordre ont arrêté au total mercredi plus de 300 personnes, dont neuf pour violation présumée de la loi sur la sécurité nationale, alors que des milliers de Hongkongais se sont rassemblés pour marquer le 23ème anniversaire de la rétrocession de l’ex-colonie britannique à la Chine.

Ce rassemblement avait été interdit il y a quelques jours par les autorités, pour la première fois en 17 ans.

La police a fait usage de canons à eau, de gaz poivré et lacrymogène pour les disperser. 

Beaucoup d’entre eux scandaient des slogans en faveur de l’indépendance du territoire.

« Ce que ce régime autoritaire veut faire, c’est terroriser le peuple et l’empêcher de sortir », a affirmé à l’AFP Chris To, un manifestant de 49 ans. 

Selon la police, un officier a été poignardé à l’épaule alors qu’il tentait de procéder à une arrestation.

« Événement le plus important »

Depuis l’entrée en vigueur de la loi mardi soir, le soutien à l’indépendance de Hong Kong, de Taïwan, du Tibet et de la région du Xinjiang est devenu illégal. 

L’opposition hongkongaise redoute que le texte ne porte un coup fatal aux libertés et à l’autonomie dont jouissait le territoire depuis sa rétrocession.

Mercredi matin, au cours de la traditionnelle cérémonie de lever de drapeau qui marque cet anniversaire, la cheffe de l’exécutif hongkongais fidèle à Pékin, Carrie Lam, a salué cette loi qui constitue selon elle « l’événement le plus important dans les relations entre le gouvernement central et Hong Kong depuis la rétrocession ».

Elle permet de réprimer quatre types de crimes contre la sécurité de l’Etat: subversion, séparatisme, terrorisme et collusion avec des forces extérieures.

Dans certains cas, la loi prévoit que la justice chinoise soit compétente et réserve des peines allant de 10 ans d’emprisonnement jusqu’à la prison à vie pour les auteurs des crimes les plus graves.

« La promulgation de cette loi vise à lutter contre les très rares criminels qui mettent gravement en danger la sécurité nationale, et non l’ensemble de l’opposition », a affirmé mercredi à Pékin le directeur adjoint du Bureau des affaires de Hong Kong et Macao du régime communiste, Zhang Xiaoming.

« Logique de bandits »

La veille, dans la foulée de l’adoption de cette loi, le gouvernement chinois se montrait plus comminatoire, affirmant que « pour les membres de la petite minorité qui menace la sécurité nationale, cette loi sera un glaive suspendu au-dessus de leur tête ».

De nombreux pays occidentaux, parmi lesquels 27 membres du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, ont condamné ce texte, redoutant qu’il n’entraîne la répression de toute opposition politique. 

De leur côté, les Etats-Unis ont menacé la Chine de représailles, promettant de ne pas « rester les bras croisés ».

Mercredi, le Royaume-Uni a dénoncé une « violation manifeste de l’autonomie » de Hong Kong. En conséquence, le Premier ministre Boris Johnson a annoncé vouloir faciliter à terme l’accès à la citoyenneté britannique pour les titulaires d’un passeport spécial auquel sont éligibles près de trois millions de résidents de l’ex-colonie britannique.

De son côté, Taïwan a annoncé l’ouverture d’un bureau destiné à accueillir les habitants de Hong Kong désireux de s’installer sur l’île.

M. Zhang a affirmé que les Etats qui menacent certains responsables chinois de sanctions ont une « logique de bandits ». Des propos qui visent les Etats-Unis. 

La loi est entrée en vigueur un peu plus d’un an après le début des manifestations monstres dans l’ex-colonie britannique contre l’influence du gouvernement central. Echaudée par ces événements, la Chine aura imposé en quelques semaines seulement cette loi qui contourne le conseil législatif local.

Pour Pékin, il s’agit d’assurer la stabilité, de mettre fin au vandalisme ayant émaillé les manifestations de 2019 dans ce territoire de 7,5 millions d’habitants, ainsi que d’y réprimer le courant militant pour l’indépendance.

« Cela marque la fin de Hong Kong tel que le monde la connaissait », a réagi sur Twitter Joshua Wong, l’une des figures du mouvement pour la démocratie. « La ville se transformera en un #étatdepolicesecrète. »

Conséquence: le parti Demosisto, qu’il a fondé avec d’autres militants en 2014, a annoncé sa dissolution. Cette formation appelait notamment à l’auto-détermination et pouvait donc potentiellement tomber sous le coup de la nouvelle loi.

Depuis plus de vingt ans, Hong Kong jouit en effet d’une large autonomie. En vertu du principe « Un pays, deux systèmes », ses habitants bénéficiant de la liberté d’expression, de la liberté de la presse et d’une justice indépendante. 

LONDRES VA ÉTENDRE LES DROITS À L’IMMIGRATION POUR HONG KONG

Le gouvernement britannique a annoncé mercredi étendre les droits à l’immigration pour les habitants de Hong Kong, estimant que la nouvelle loi sur la sécurité nationale imposée par la Chine à l’ex-colonie britannique constituait une « violation manifeste » de son autonomie.

Cette loi « constitue une violation manifeste de l’autonomie de Hong Kong et une menace directe pour les libertés de sa population », a déclaré le chef de la diplomatie Dominic Raab devant la presse. Elle viole ainsi de manière « manifeste et grave » la déclaration commune signée en 1984 par le Royaume-Uni et la Chine, qui avait ouvert la voie à la rétrocession en 1997. 

En conséquence, le Premier ministre conservateur Boris Johnson a annoncé devant les députés que le Royaume-Uni mettrait en oeuvre sa promesse d’étendre les droits à l’immigration pour les habitants du territoire. « C’est précisément ce que nous allons faire », a-t-il déclaré. 

Le gouvernement modifiera les conditions attachées au « passeport britannique d’outre-mer », le BN(O), afin de les rendre plus favorables, permettant à leurs détenteurs et à leur famille proche de venir vivre et travailler au Royaume-Uni, et facilitant à terme l’accès à la citoyenneté britannique.

On dénombre environ 350.000 titulaires du BN(O), un chiffre qui a presque doublé depuis le début de la contestation à Hong Kong il y a un an. Mais 2,9 millions d’autres Hongkongais, en fait tous ceux nés avant 1997, sont éligibles à l’obtention de ce document.

Leurs enfants étant également éligibles, comme l’a précisé Dominc Raab, ces mesures s’appliquent également à nombre de résidents plus jeunes du territoire.

Ne pas « fermer les yeux »

Les titulaires de ce passeport pourront dorénavant résider cinq ans au Royaume-Uni, contre six mois actuellement, au terme desquels ils pourront solliciter un statut de résident et, après une année supplémentaire, la citoyenneté, a détaillé Dominic Raab à la chambre des Communes.

Cette décision risque de provoquer la colère de Pékin, qui avait demandé début juin à Londres « cesser immédiatement toute ingérence » dans les affaires hongkongaises.

Au-delà de cette mesure prise « au vu de notre engagement historique envers le peuple de Hong Kong », « le Royaume-Uni continuera de collaborer avec ses partenaires internationaux pour examiner quelle action supplémentaire nous devrions prendre », a-t-il ajouté.

Le Royaume-Uni s’était joint à 26 autres pays, dont la France, l’Allemagne et le Japon, pour condamner la loi au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU.

Le Royaume-Uni avait rétrocédé en 1997 Hong Kong à la Chine, à condition que cette ancienne colonie conserve certaines libertés, ainsi que l’autonomie judiciaire et législative pendant 50 ans.

Le texte promulgué mardi, après une vague de manifestations pour les libertés à Hong Kong, prévoit de punir les activités séparatistes, « terroristes », la subversion, ou encore les ingérences étrangères dans le territoire autonome chinois.

« C’est une étape grave et profondément troublante », a dénoncé Dominic Raab au Parlement. « Nous voulons une relation positive avec la Chine mais nous ne fermerons pas les yeux », a-t-il prévenu, critiquant aussi les banques, dont certaines, comme le géant britannique HSBC, sont fustigées pour leur soutien au régime chinois. 

« Les droits et les libertés et nos responsabilités (…) envers le peuple de Hong Kong ne devraient pas être sacrifiés sur l’autel des bonus des banquiers », a-t-il déclaré. 

COMMENT LE MONDE RÉAGIT À LA NOUVELLE LOI SUR LA SÉCURITÉ

La nouvelle loi sur la sécurité nationale à Hong Kong promulguée par Pékin suscite la controverse tant à l’intérieur du territoire autonome qu’à l’étranger.

Saluée par les pro-Pékin, elle est accusée par ses détracteurs de vouloir museler l’opposition à Hong Kong, un peu plus d’un an après le début de manifestations monstres dans le territoire.

Son premier jour d’application coïncide avec le 23e anniversaire de la rétrocession en 1997 de Hong Kong à la Chine par la Grande-Bretagne, régie par le principe « un pays, deux systèmes ».

Voici un tour d’horizon des réactions :

Gouvernement à Hong Kong et Pékin

Pour Carrie Lam, cheffe de l’exécutif de Hong Kong, c’est « l’événement le plus important » pour le territoire depuis 1997, « un point d’inflexion entre le chaos et la bonne gouvernance ».

« Pour les membres de la petite minorité qui menace la sécurité nationale, cette loi sera un glaive suspendu au-dessus de leur tête » mais pour « la grande majorité des habitants de Hong Kong », c’est « un ange gardien qui défend leurs libertés », assure Pékin.

La loi « ne regarde pas » les pays étrangers, insiste le directeur adjoint du Bureau des affaires de Hong Kong et Macao, Zhang Xiaoming, dénonçant « une logique de bandits » chez ceux qui menacent de sanctions. « Vous pourrez encore exister longtemps », promet-il aux opposants qui doivent toutefois « procéder aux ajustements appropriés » car Hong Kong « ne doit pas devenir une base d’opposition à la Chine continentale sous couvert de démocratie ».

Bloc pro-démocratie à Hong Kong

Pour le Parti démocrate, la loi met fin au principe « un pays, deux systèmes » et « détruit totalement l’indépendance judiciaire de Hong Kong ».

Le Parti travailliste craint de voir les dissidents partager le sort de ceux du continent. Pour le Parti civique, la loi remplace « la primauté du droit » par « la primauté des hommes », « ce règne de la terreur va créer une fausse apparence d’ordre social contrôlé mais s’aliénera complètement le cœur de la population ».

États-Unis

« Aujourd’hui est un triste jour pour Hong Kong, et pour tous les amoureux de la liberté en Chine », estime le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo avertissant que « les États-Unis ne resteront pas les bras croisés pendant que la Chine engloutit Hong Kong dans sa gueule autoritaire ».

« Conformément aux instructions du président Trump, nous éliminerons les exemptions politiques qui accordent à Hong Kong un traitement différent et spécial, à quelques exceptions près », prévient-il.  Washington a révoqué fin mai le statut commercial préférentiel de Hong Kong et annoncé lundi la fin des ventes d’équipements de défense sensible au territoire.

Canada

Le Canada avertit ses ressortissants d’un risque de « détention arbitraire » et d’extradition vers la Chine continentale. Ses relations avec Pékin s’enveniment depuis l’arrestation en décembre 2018 à Vancouver, à la demande de la justice américaine, de la directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, suivie de celle de deux Canadiens en Chine, inculpés d’espionnage.

Royaume-Uni

Le Royaume-Uni, ancienne puissance coloniale, va étendre les droits à l’immigration pour les habitants de Hong Kong, annonce le Premier ministre Boris Johnson.

Le ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab, dénonce une « violation manifeste de l’autonomie » du territoire et une atteinte « manifeste et grave » à la déclaration conjointe sino-britannique signée en 1984 qui avait ouvert la voie à la rétrocession en 1997.

Pour Chris Patten, dernier gouverneur britannique de Hong Kong (1992-97), la loi sonne le glas d' »un pays, deux systèmes ». « C’est une violation flagrante de la déclaration conjointe sino-britannique, traité enregistré aux Nations unies ».

Union européenne

L’Union européenne juge « essentielle » la protection des droits et libertés à Hong Kong, notamment « la liberté de parole, des médias, d’association, de se réunir et de manifester ». Elle « évalue les implications » de la loi et « continuera d’exprimer son inquiétude dans son dialogue avec la Chine », poursuit le chef de sa diplomatie Josep Borrell sans que le mot de sanctions ne figure dans sa déclaration.

ONU

Au Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève, 27 pays dont le Royaume-Uni, la France l’Allemagne, l’Australie et le Japon, ont réclamé mardi que Pékin réexamine la loi qui « menace » les libertés à Hong Kong.

« Un petit nombre de pays occidentaux comme le Royaume-Uni ont attaqué et diffamé la Chine sur la question de Hong Kong », a réagi mercredi Zhao Lijian, un porte-parole de la diplomatie chinoise, soulignant que 53 autres pays, menés par Cuba, ont soutenu la loi, infligeant « un échec » aux Occidentaux dans leur « action anti-chinoise ».

UNE LOI PLUS DRACONIENNE QUE PRÉVU

La nouvelle loi sur la sécurité imposée par Pékin à Hong Kong se révèle plus draconienne que prévu et pas uniquement pour les habitants de la ville, selon des juristes qui ont étudié ce texte au lendemain de son entrée en vigueur.

Cette loi, considérée comme une réponse aux manifestations monstres de 2019 contre l’influence de Pékin dans l’ex-colonie, a été adoptée moins de six semaines après son annonce.

Gardé secret jusqu’au bout, son contenu n’a été connu que mardi soir. Habitants, juristes, diplomates et sociétés se sont alors appliqués à le décortiquer pour comprendre ce qui est relève désormais du crime.

Pékin a assuré que cette loi ne mettra pas fin aux libertés politiques dont jouissent les habitants de cette ville censée demeurer autonome jusqu’en 2047. 

Il cependant clair que dans la nuit certaines opinions politiques sont devenues illégales et l’inquiétude s’est rapidement répandu à travers toute la planète. 

« Si vous avez déjà dit quelque chose qui pourrait offenser (la Chine) ou les autorités de Hong Kong, restez en dehors de Hong Kong », a conseillé Donald Clarke, un expert en droit chinois de l’Université George Washington.

Une des principales sources d’inquiétudes est, selon M. Clarke, l’article 38 de ce texte, qui stipule que les infractions à la sécurité nationale commises à l’étranger, même par des étrangers, peuvent faire l’objet de poursuites.

Pour lui, cela signifie que cela concerne toutes les personnes, quelque soit la juridiction étrangère dont elles relèvent.

James To, un député hongkongais, a déclaré à la presse mercredi que la loi pourrait affecter des « gens du monde entier, des gens qui viennent pour affaires, en transit, visiter, n’importe qui ». 

Ce texte permet de réprimer quatre types de crimes contre la sécurité de l’Etat: subversion, séparatisme, terrorisme et collusion avec des forces extérieures.

« La loi est rédigée de manière vague, ce qui laisse place à l’interprétation, c’est le produit du système juridique de la Chine continentale », a déclaré à l’AFP Antony Dapiran, un avocat hongkongais auteur d’ouvrages sur le mouvement pro-démocratie.

Ce que recouvre le crime de séparatisme signifie que même les appels pacifiques à une plus grande autonomie ou à l’indépendance de Hong Kong sont interdits.

Mercredi, la police a arrêté sept personnes en vertu de ce texte.  

Dans un communiqué, la police a indiqué que les appels à l’indépendance de Hong Kong, Tibet, de la région Xinjiang ou de Taïwan étaient désormais interdits.

Autre source d’inquiétude : les atteintes à la liberté de la presse. 

Depuis des décennies, de nombreux médias étrangers ont fait de Hong Kong un centre régional pour couvrir l’actualité en Asie. Cette pratique s’est poursuivie au-delà de la rétrocession de l’ex-colonie britannique à la Chine en 1997.

Ce nouveau texte prévoit que le « bureau de sécurité nationale » de la Chine, qui sera mis en place par Pékin dans le territoire semi-autonome, « prenne les mesures pour renforcer la gestion » des agences de presse internationales et des ONG, sans donner plus de précisions.

« La presse libre pourrait bien être morte à Hong Kong », a averti Claudia Mo, une ancienne journaliste désormais députée de l’opposition.

Elle dit que les opposants pourraient redouter de s’exprimer dans les médias et que les journalistes risquent de s’auto-censurer. 

En Chine continentale, la presse est contrôlée par l’Etat et les journalistes étrangers sont souvent soumis à des pressions et parfois même expulsés en raison de leur couverture des événements.

Au cours des dernières années, Hong Kong a cependant connu un recul de la liberté de la presse.

En 2018, un journaliste étranger a été expulsé pour avoir interviewé le chef d’un parti indépendantiste.

En début d’année, la Chine a expulsé un groupe de journalistes américains lors d’une altercation avec Washington. Elle a également déclaré que les reporters ne seraient pas autorisés à entrer à Hong Kong, bien que la ville soit censée gérer sa propre immigration.

L’ordre de Pékin stipulait que les journalistes expulsés ne seraient pas autorisés à travailler à Hong Kong, alors que ce territoire semi-autonome est censé prendre ses propres décisions en matière d’immigration.

L’UE JUGE « ESSENTIELLE » LA PROTECTION DES DROITS ET LIBERTÉS À HONG KONG

L’Union européenne a jugé « essentielle » mercredi la protection des droits et des libertés des habitants de Hong Kong, dans une déclaration du chef de sa diplomatie Josep Borrell.

Ces droits sont notamment « la liberté de parole, des médias, d’association, de se réunir et de manifester », précise Josep Borrell, alors que de premières arrestations ont eu lieu dans l’ancienne colonie britannique en vertu de la nouvelle loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin.

« Conformément aux assurances données par la Chine dans le passé, l’Union européenne juge essentielle que les droits et libertés dont jouissent les habitants de Hong Kong soient totalement protégés », écrit Josep Borrell.

L’Union « appelle la Chine à éviter toute action qui saperait l’autonomie de Hong Kong sur le plan légal, y compris concernant les droits de l’homme ».

Elle « évalue les implications » de la nouvelle loi et « continuera d’exprimer son inquiétude dans son dialogue avec la Chine », poursuit le chef de la diplomatie, sans que le mot de sanctions ne figure dans sa déclaration.

La police de Hong Kong a annoncé avoir arrêté au moins 180 personnes mercredi, dont sept en vertu de la nouvelle loi sur la sécurité nationale, alors que des milliers de manifestants ont défié l’interdiction de se rassembler pour l’anniversaire de la rétrocession de la ville à la Chine.

(avec Afp)

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