RDC : Relâchement dans le secteur de l’enseignement supérieur et universitaire

Pour le Prof. Dr. Joseph Kitaganya, l’on constate un relâchement dans le secteur de l’enseignement supérieur et universitaire en RDC lorsqu’on compare cette époque à celle des années 70 et 80 où les universités zaïroises étaient alignées parmi les meilleures en Afrique et avaient une considération au monde. « En interrogeant l’histoire, l’on note par exemple que beaucoup de médecins camerounais et tchadiens étaient formés au Zaïre à l’époque. Aujourd’hui ce n’est plus le cas parce que le niveau de notre enseignement supérieur et universitaire est au rabais. Nous avons perdu les prestiges du passé », regrette Joseph Kitaganya. Il estime que dans cette chute, la responsabilité est partagée entre les citoyens congolais et les autorités politiques du pays qui ont semblé ne pas mettre en place une bonne politique d’enseignement supérieur et Universitaire pour garder cette étoffe d’antan au niveau international.

Aucun développement du pays ne peut se réaliser sans tenir compte de la qualité de l’enseignement, dit-on.

Le 30 juin 2020, au moment où la République démocratique du Congo célèbre ses 60 ans d’accession à l’indépendance et à la souveraineté internationale, c’est également une occasion d’évaluer le secteur de l’enseignement supérieur et universitaire (ESU) qui constitue un secteur important du pays au regard de sa mission de former le citoyen congolais de demain.

Pour le Prof. Dr. Joseph Kitaganya, l’on constate un relâchement dans le secteur de l’enseignement supérieur et universitaire en RDC lorsqu’on compare cette époque à celle des années 70 et 80 où les universités zaïroises étaient alignées parmi les meilleures en Afrique et avaient une considération au monde.

« En interrogeant l’histoire, l’on note par exemple que beaucoup de médecins camerounais et tchadiens étaient formés au Zaïre à l’époque. Aujourd’hui ce n’est plus le cas parce que le niveau de notre enseignement supérieur et universitaire est au rabais. Nous avons perdu les prestiges du passé »,regrette Joseph Kitaganya.

Il estime que dans cette chute, la responsabilité est partagée entre les citoyens congolais et les autorités politiques du pays qui ont semblé ne pas mettre en place une bonne politique d’enseignement supérieur et Universitaire pour garder cette étoffe d’antan au niveau international.

« Les politiques ont néanmoins la grande part de responsabilité. L’Étatcongolais doit accompagner en moyens conséquents les structures universitaires du pays qui semblent être abandonnés »,   souligne-t-il.

« S’adapter au contexte du pays »

Pour ce professeur d’université et directeur général de l’Institut supérieur de commerce (ISC) de Goma, 60 ans après, il faut penser à une réforme du secteur de l’ESU en RDC tout en tenant compte des réalités propres aux Congolais.

« Les pensées occidentales ne sont pas toujours les meilleures et  très souvent elles s’écartent de nos réalités alors que dans la plupart des universités congolaises c’est l’enseignement made in Belgique qui est pratiquée. Des experts congolais dans le domaine doivent élaborer un programme qui s’adapte à nos réalités pour avoir un universitaire complet capable de trouver des solutions adéquates à nos propres problèmes » renchérit-il. Cela, tout en mettant un accent sur les valeurs morales et civiques qui doivent prendre une grande part dans l’enseignement supérieur et universitaire en RDC pour avoir des intellectuels qui vont aider le pays avec une conscience patriotique.

(avec lePotentiel)

A lire aussi

Avec une classe politique cynique : Tout bouge, mais rien ne change en RDC

Les juristes congolais de la diaspora, regroupés au sein de l’Association dénommée « Juris congolais …

Laisser un commentaire