Aubin MINAKU, ancien président de l'assemblée nationale de la RDC et membre du FCC de "Joseph KABILA".
Aubin MINAKU, ancien président de l'assemblée nationale de la RDC et membre du FCC de "Joseph KABILA".

À travers Minaku – Sakata : On comprend que « Kabila » est un simpliste imbécile

Finalement, le chef de l’État, en garant de la stabilité des institutions de la République, s’est prononcé sur le dossier brûlant de trois propositions de lois initiées par deux députés du FCC (Front commun pour le Congo), Aubin Minaku et Garry Sakata. Mardi et mercredi, le territoire national a enregistré de vives réactions, demandant le retrait sans conditions de ces propositions de lois. À Kinshasa, plusieurs centaines de manifestants ont envahi le Palais du peuple, siège du Parlement, pour exprimer leur colère et demander carrément le retrait de ces propositions de lois qui, pour eux, vont à l’encontre de l’État de droit prôné par le président de la République. Dans un message signé par son directeur de cabinet, Désiré-Cashmir Kolongele Eberande, le président de la République, qui a suivi le mercredi 24 juin 2020, dans certaines villes de la RDC dont la ville de Kinshasa, des manifestations populaires contre les 3 propositions de lois sur le système judiciaire congolais telles qu’initiées au niveau de l’Assemblée nationale, « comprend cette colère du peuple, laquelle traduit l’attachement de ce dernier à un véritable État de droit ».

On l’attendait, il a réagi. Après des escarmouches enregistrées, mardi et mercredi, aux environs du Palais du peuple, où un groupe de manifestants exigeait le retrait de trois propositions de lois sur la réforme du système judiciaire congolais, mais jugées par eux comme une « caporalisation de la justice » et une « entrave à la séparation des pouvoirs », le président de la République a appelé les uns et les autres au calme. En fait de message d’apaisement, c’est un veto à peine voilé que Félix-Antoine Tshisekedi vient d’imposer à cette triple loi controversée qui risque de constituer une crise dans la crise, en ce temps où la nation est en état d’urgence sanitaire.

Tous les regards étaient tournés vers lui. Finalement, le chef de l’État, en garant de la stabilité des institutions de la République, s’est prononcé sur le dossier brûlant de trois propositions de lois initiées par deux députés du FCC (Front commun pour le Congo), Aubin Minaku et Garry Sakata. Mardi et mercredi, le territoire national a enregistré de vives réactions, demandant le retrait sans conditions de ces propositions de lois.

À Kinshasa, plusieurs centaines de manifestants ont envahi le Palais du peuple, siège du Parlement, pour exprimer leur colère et demander carrément le retrait de ces propositions de lois qui, pour eux, vont à l’encontre de l’État de droit prôné par le président de la République.

Même si l’on n’a déploré aucune perte en vie humaine, le bilan est énorme.Dans un communiqué rendu public hier jeudi, le commissaire provincial de la Police/ville de Kinshasa, a indiqué que « ces manifestations du mercredi 24 juin ont troublé l’ordre public et causé des dégâts importants ».

Dans son bilan, le général Sylvano Kasongo a indiqué que 40 personnes ont été interpellées et 2 individus pris en flagrant délit de pillage avec preuve à l’appui ont été arrêtés ; 18 personnes blessées dont 15 policiers et 3 manifestants ; plusieurs biens privés ont été vandalisés par les manifestants…

Durant cette situation confuse, plusieurs voix se sont élevées pour demander l’intervention, ou mieux, l’arbitrage du chef de l’État, garant de la nation.La réponse ne s’est pas fait attendre. Dans un message signé par son directeur de cabinet, Désiré-Cashmir Kolongele Eberande, le président de la République, qui a suivi le mercredi 24 juin 2020, dans certaines villes de la RDC dont la ville de Kinshasa, des manifestations populaires contre les 3 propositions de lois sur le système judiciaire congolais telles qu’initiées au niveau de l’Assemblée nationale, « comprend cette colère du peuple, laquelle traduit l’attachement de ce dernier à un véritable État de droit ».

Prenant la mesure de la gravité de la situation, le chef de l’État a demandé aux forces de l’ordre de prendre toutes les dispositions pour prévenir et contenir en cette période d’état d’urgence ce genre de manifestations.

« En même temps, le chef de l’État rappelle à la classe politique congolaise de toute tendance, sa responsabilité de ne pouvoir entreprendre, surtout pendant cette période d’état d’urgence, que des initiatives tendant à privilégier, en toute chose l’intérêt de la nation ainsi que la paix sociale et de s’abstenir de celles tendant à diviser le peuple ou à porter atteinte aux principes d’organisation et du fonctionnement de telles ou telles institutions de la République », peut-on lire dans le même message.

« Enfin, tout en respectant le droit constitutionnel de manifester, le chef de l’État condamne avec véhémence les violences et attaques perpétrées ce jour contre les personnes et leurs biens. Il en appelle ainsi au calme et au respect de la loi par tous », conclu le message publié parle cabinet du président de la République.

Il convient de rappeler qu’à propos de ces propositions de lois, plusieurs couches sociales de la République ont réagi et exigé leur retrait. Le contraire serait une entrave à la justice et à la paix dont la nation a tant besoin, surtout en cette période de grande crise sanitaire.

Le peuple a manifesté son refus, le chef de l’État s’est exprimé. Que ceux qui ont des oreilles pour entendre, entendent.

Retombées de l’AGE : Les magistrats disent non aux lois Minaku et Sakata

À l’appel du Syndicat autonome des magistrats, Synamag, les magistrats se sont dressés contre les propositions de lois Minaku-Sakata. Ils s’inscrivent dans la dynamique de toutes les couches sociales qui rejettent ces propositions de lois « démocraticides ».

Pour le Synamag, ces propositions de lois sont inconstitutionnelles et inopportunes.

Edmond Isofa, président du syndicat des magistrats, relève plusieurs incohérences dans ces projets de lois. Il souligne notamment que ces propositions de lois visent à caporaliser la justice congolaise en ayant le pouvoir d’injonction sur les magistrats non seulement debout mais également ceux des sièges.

Les magistrats regrettent l’intention des initiateurs de ces propositions de lois, à savoir Aubin Minaku et Garry Sakata, de « conférer le pouvoir disciplinaire au ministre de la Justice au détriment du Conseil supérieur de la magistrature ». Une pétition est en cours d’élaboration pour stopper ces propositions de lois, ont annoncé les magistrats.

Toutes ces décisions ont été annoncées à l’issue de l’Assemblée générale extraordinaire qui les a mis autour d’une table, le mercredi 24 juin, en vue d’examiner les trois propositions de lois initiées par les députés FCC Aubin Minaku et Garry Sakata.

Au cours de cette assemblée générale convoquée en urgence au parquet général de Kinshasa/Matete, les magistrats ont exigé le retrait pur et simple de ces propositions de lois déposées au bureau de l’Assemblée nationale par ces députés FCC.

(avec lePotrntiel)

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