Procès Kamerhe : Pouruoi « Joseph KABILA » aurait fait assassiner le Juge Yanyi ?

Il se dégage de l’audience de ce lundi que l’ancien ministre du Développement rural, Justin BITAKWIRA, serait l’acteur principal devant départager Vital KAMERHE LWA KANYINGINYI NKINGI et le parquet général, au terme du contrat signé entre la République, à travers ce ministère et la société SAMIBO de Samih JAMMAL. Son nom est revenu plusieurs fois dans la bouche de l’organe de la loi tout comme dans celle de la partie civile, pour charger Lwa Kanyinginyi. C’est notamment autour de l’authenticité du contrat que la République avait signé avec la société SAMIBO, les raisons du choix de cette société et l’existence d’un avenant non signé qui aurait modifié à plus de 15℅ le contrat initial en violation de la loi sur la passation des marchés publics. Le dircab du chef de l’Etat a rejeté la responsabilité sur l’ancien ministre du Développement rural, Justin BITAKWIRA. Pour rappel, le contrat initialement signé entre la RDC et la société SAMIBO l’a été pour 900 maisons préfabriquées pour 26 millions USD au mois d’avril 2018. Et qu’un avenant à ce contrat aurait été, selon l’accusation, un an après. Cet avenant aurait modifié à plus de 15℅ les termes du contrat initial. Soit 900 maisons à 26 millions USD contre 1.500 maisons à 57 millions USD, décaissés selon le parquet avant même la signature de l’avenant dont question. Le Ministère public a posé le fondement du détournement. La suite du procès est renvoyée au mercredi 3 juin. Cette audience s’intéressera notamment à la comparution des témoins. Parmi eux, le ministère public cite aussi l’épouse de Vital Kamerhe, sa belle-fille Soraya Mpiana, ce qui n’a pas plu à la défense. A l’audience du 3 juin prochain, les autres témoins cités sont, entre autres, Justin Bitakwira, l’ancien ministre du Développement rural, le gouverneur de la Banque centrale du Congo, l’ancien ministre des Finances Henri YAV MULANG, les enfants Jammal. La troisième audience de ce procès, prévue le 3 juin prochain, aura bel et bien lieu malgré le décès du juge président [Raphaël YANYI OVUNGU] qui a suscité une vive consternation à Kinshasa. Selon plusieurs sources, Hippolyte KANAMBE alias « Joseph KABILA », l’un imposteur tutsi rwandais qui continue de contrôler le pouvoir en République Démocratie du Congo (RDC), aurait fait assassine le Juge Président pour sauver Vital KAMERHE LWA KANYINGINYI NKINGI – qui, pour certaine source judiciaire crédible, se dirigerait vers une condamnation sûre et certaine. 

L’AUDIENCE DU 3 JUIN AURA BEL ET BIEN LIEU MALGRÉ LE DÉCÈS DU JUGE YANYI ?

La ville de Kinsahsa s’est réveillée hier mercredi 27 mai, sous le choc du décès inopiné du juge président du tribunal du procès des auteurs de détournement présumé d’importantes sommes du trésor public, débloqués aux fins de financement des travaux du Programme d’urgence des 100 premiers jours du Président Félix Tshisekedi.

Maître de céans à l’audience du lundi 25 mai, Raphaël Yanyi Ovungu s’est éteint 24 heures après seulement après, des suites d’un malaise, a déclaré l’un des proches du défunt contacté par notre confrère Israël Mutombo, star du magazine « Bosolo na politique officiel ».

Malgré ce décès qui a suscité une vive consternation à Kinshasa « la troisième audience de ce procès, prévue le 3 juin prochain, aura bel et bien lieu », assure un membre de la composition très affecté par cette disparition inattendue d’un des leurs.

Forte agitation à Bandal

La Police nationale congolaise (PNC) a recouru au gaz lacrymogène pour disperser hier mercredi 27 mai des jeunes qui manifestaient aux alentours de la résidence du désormais feu Raphaël Yanyi Ovungu, qui était juge président dans le procès des 100 jours à la prison de Makala.

La nouvelle de la disparition du juge Raphaël Yanyi est tombée comme un coup de foudre de foudre dans le désert.

A Bandalungwa, commune de résidence de l’illustre disparu, la population en colère, est descendu dans la rue pour manifester son mécontentement. Des pneus ont été ont été brûlés sur la voie publique. Des barricades ont été installées sur l’avenue Ntsimansi en direction du célèbre marché communément appelé  » Wenze ya Baluba ».

Des chansons hostiles à l’endroit du prévenu Kamerhe ont été entonnées. Les Forces de l’ordre ont dû intervenir pour étouffer ce mouvement qui a pris une autre allure.

« La Police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser des jeunes aux alentours de la résidence sur l’avenue et au quartier. Ils ont mis des barricades et brûler quelques pneus pour perturber la circulation. D’où l’intervention des Agents de l’ordre pour que la situation de quiétude y règne. Le pays traverse une situation très difficile. Tout tourne au ralenti et d’autres activités sont même à l’arrêt suite au coronavirus. C’est un secret de polichinelle. Ils sont plus de 20 personnes » a indiqué une source policière.

Les esprits se sont surchauffés depuis les petites heures de la matinée

« C’est depuis 04h du matin que tout a commencé. A 06h la population était en colère brûlant des pneus devant la parcelle du défunt puis sur la grande direction 08 décembre. Puis elle tentait de joindre la grande avenue Kasa-Vubu pour exprimer son mécontentement. La police a dispersé la foule en tirant des gaz lacrymogènes et quelques tirs de balles de sommation », a relaté Popol Luboya habitant sur l’avenue Palabala.

Le juge Raphaël Yanyi a tiré sa révérence la nuit du mercredi 27 mai à 02h au Centre Nganda dans la commune de la Kintambo. A en croire le Commissaire provincial de la Police ville de Kinshasa le Général Sylvano Kasongo, cette mort est due à un malaise. D’autres sources indiquent la thèse d’une mort mystérieuse.

Yanyi signifie soleil chez les Tetela. Toute la République est suspendue à un éclairage pour couper court à des spéculations venant dans tous les sens dans un pays où les on-dit se consomment régulièrement et à toutes les sauces.

La 3ème audience du procès des 100 jours interviendra le mercredi 03 juin prochain avec la comparution des témoins sauf changement de dernière minute. Hamida Shatur et Soraya Mpiana respectivement épouse et belle-fille de Vital Kamerhe pourraient être à la barre.

AMIDA SHATUR, SORAYA MPIANA, BITAKWIRA… DEVANT LES JUGES

L’audience du procès qui oppose le directeur de cabinet du chef de l’État, Vital Kamerhe, et ses co-accusés à l’officier du ministère public et où l’État Congolais s’est constitué partie civile s’est poursuivie ce lundi 25 mai en chambre foraine à la Prison centrale de Makala.  

Pour cette deuxième audience, le tribunal de grande instance de Kinshasa Gombe s’est penché sur les opérations bancaires ainsi que les commandes effectuées pour la construction des logements sociaux. Et il se dégage de l’audience de ce lundi que l’ancien ministre du Développement rural, Justin Bitakwira, serait l’acteur principal devant départager Vital Kamerhe et le parquet général, au terme du contrat signé entre la République, à travers ce ministère et la société SAMIBO de Samih Jammal. Le nom de Justin Bitakwira est revenu plusieurs fois dans la bouche de l’organe de la loi tout comme dans celle de la partie civile, pour charger Vital Kamerhe. C’est notamment autour de l’authenticité du contrat que la République avait signé avec la société SAMIBO, les raisons du choix de cette société et l’existence d’un avenant non signé qui aurait modifié à plus de 15℅ le contrat initial en violation de la loi sur la passation des marchés publics. Le dircab du chef de l’Etat a rejeté la responsabilité sur l’ancien ministre du Développement rural, Justin Bitakwira.

Pour rappel, le contrat initialement signé entre la RDC et la société SAMIBO l’a été pour 900 maisons préfabriquées pour 26 millions USD au mois d’avril 2018. Et qu’un avenant à ce contrat aurait été, selon l’accusation, un an après. Cet avenant aurait modifié à plus de 15℅ les termes du contrat initial. Soit 900 maisons à 26 millions USD contre 1.500 maisons à 57 millions USD, décaissés selon le parquet avant même la signature de l’avenant dont question. Le Ministère public a posé le fondement du détournement. La prochaine audience doit seulement élucider les donneurs d’ordre du paiement sans contrat d’avenant et différents bénéficiaires.

Vital Kamerhe qui a clamé à cor et à cri son innocence, a fait savoir au Tribunal qu’il ne comprenait pas la raison de sa détention, ni pourquoi il était jugé, au vu des éléments jusqu’ici présentés par la partie civile et le parquet. Il a insisté pour que la partie civile prouve comment il a détourné les deniers publics.

De son côté, le prévenu Samih Jammal a reconnu avoir signé un contrat avec l’Etat congolais. Il a aussi confirmé avoir perçu 57 millions de dollars américains auprès de l’Etat congolais pour l’exécution de ce projet. C’était entre les mois de mars et mai 2019. Mais c’est au mois de juin que le comité de suivi du programme de 100 jours du chef de l’Etat avait été formé.

Devant les juges, le patron de la Société SAMIBO ne cessait de dire qu’il ne se souvient pas de certains détails. C’est notamment sa réponse quand on lui demande la date à laquelle il a reçu les 57 millions de dollars. Il se souvient difficilement des documents et autres pièces lui soumis par le parquet, aux fins d’infirmer ou confirmer leur authenticité. Le vieil homme de 82 ans ne se souvient curieusement de rien sur les actes qu’il a posés au nom de sa société.

La suite du procès est renvoyée au mercredi 3 juin. Cette audience s’intéressera notamment à la comparution des témoins. Parmi eux, le ministère public cite aussi l’épouse de Vital Kamerhe, sa belle-fille Soraya Mpiana, ce qui n’a pas plu à la défense. A l’audience du 3 juin prochain, les autres témoins cités sont, entre autres, Justin Bitakwira, l’ancien ministre du Développement rural, le gouverneur de la Banque centrale du Congo, l’ancien ministre des Finances Henri Yav Mulang, les enfants Jammal.

(avec lePotentiel)

A lire aussi

Visite chez China Non Ferrous Metals Company (CNMC) en RDC.

Corruption : Un homme d’affaires se vante de corrompre les fonctionnaires congolais

Selon l’ONG britannique Global Witness, non content d’avoir conclu avec la Gécamines un contrat léonin …

Laisser un commentaire