Déconfinement : Le coronavirus est toujours là…

La France poursuit son déconfinement à pas comptés : les collèges des zones les plus épargnées par l’épidémie rouvrent lundi, après un week-end où les Français ont pu s’offrir un petit bol d’air, même si le décompte des morts et des hospitalisations leur rappelle que le coronavirus est toujours là.

Ainsi, le dernier bilan quotidien des décès est le plus élevé depuis fin avril, avec 483 morts entre samedi et dimanche.

Cette hausse, qui porte le total de morts depuis le 1er mars à plus de 28.000, est essentiellement due aux décès en Ehpad et établissements d’accueil pour les handicapés (+429 par rapport à samedi, contre +54 à l’hôpital).

Sollicitée par l’AFP, la Direction générale de la Santé (DGS) n’a pas été en mesure de donner de raison à cette hausse importante, en indiquant seulement que tous les bilans quotidiens procédaient d’une « actualisation des données transmises par les ARS (agences régionales de santé) à Santé publique France », l’agence sanitaire nationale.

Ces derniers jours, les chiffres des Ehpad avaient fait l’objet de plusieurs corrections a posteriori, témoignant de la difficulté à collecter et faire remonter ces données.

Une chose est sûre: cette hausse n’est pas due à la levée du confinement lundi dernier puisque ce délai est trop court par rapport à la durée d’incubation et d’aggravation de la maladie.

D’autant que les hospitalisations et les admissions en réanimation, elles, continuent de baisser.

La présence de malades en réanimation est un indicateur clé de l’épidémie, et il poursuit la décrue entamée ces dernières semaines. Si on tient compte des sorties, la différence reste négative en réanimation, avec 45 malades en moins par rapport à samedi.

Abattoir

Après les commerces, hors restaurant et bars, et les écoles primaires et maternelles, ce sera lundi au tour d’une partie des collégiens de reprendre.

Ils doivent être environ 150.000 jeunes de 6e et 5e à retrouver leurs professeurs en début de semaine, mais seulement dans les zones vertes établies par le gouvernement (85% des collèges en France, soit 4.000 établissements). Avec cette condition stricte pour tous: porter un masque.

« L’objectif pédagogique va être de reprendre contact avec nos élèves et de faire le point car on a malheureusement perdu beaucoup de monde en route », affirme Nicolas Anoto, professeur d’histoire-géographie dans un collège d’éducation prioritaire de Béziers et délégué national SE-UNSA.

La réouverture ou non des collèges des quatre régions en zone rouge (Ile-de-France, Hauts-de-France, Bourgogne-Franche-Comté et Grand Est) et de Mayotte doit être tranchée à la fin du mois, tout comme celle des lycées.

Les écoles primaires et maternelles ont rouvert très partiellement cette semaine. Mais des établissements des communes de Soyaux et La Couronne, dans la banlieue d’Angoulême, ont été fermées après le test positif de deux membres du « personnel enseignant ou encadrant », a indiqué la préfecture.

Même décision préfectorale pour une école à Nice après qu’un élève a été détecté positif.

Par ailleurs, plus de cent personnes étaient positives dimanche au Covid-19 dans deux « clusters » au sein de deux abattoirs, l’un près d’Orléans et l’autre près de Saint-Brieuc, ont annoncé dimanche les autorités de santé.

« Depuis lundi, nous avons identifié 25  clusters sur notre territoire. Le système mis en place pour tester, isoler et casser les chaînes de contamination est opérationnel », a assuré le ministre de la Santé Olivier Véran au Journal du dimanche.

Les scientifiques s’accordent toutefois à considérer qu’aucun bilan ne pourra être tiré avant au moins deux semaines.

En attendant, les Français ont pu vivre pour la première fois depuis deux mois un week-end presque normal, avec la réouverture des plages et certains sites touristiques.

Salaires

Au programme, bain de mer de Nice ou à l’île de Ré, rando en montagne, balades en forêts ou farniente au soleil sur les quais de Seine à Paris.

Mais à certaines conditions: les escapades restent limitées dans un rayon de 100 km autour du domicile, et dans le respect des gestes barrières. Pas de séjour prolongé ou « statique » sur les plages.

Micha, 5 ans, s’essuie les mains sur la nappe à carreaux étendue sur le bord du canal Saint-Martin à Paris, après avoir englouti chips et tomates cerise. « C’est notre premier pique-nique. On est très peu sortis pendant le confinement », dit son père Julien, enseignant à l’université de Saint-Denis.

« Tout s’est très bien passé, on a eu beaucoup de monde, mais moins que lors d’un week-end de mai normal, et globalement les gens ont très bien respecté les obligations », a pour sa part assuré à l’AFP le président du syndicat mixte de gestion des baignades landaises (SMGBL), Hervé Bouyrie.

Autre signe d’un retour à un semblant de normalité, Emmanuel Macron a fait son premier déplacement pour un autre motif que le coronavirus depuis plus de deux mois. A Dizy-le-Gros (Aisne), il a rendu hommage au général de Gaulle, 80 ans après la Bataille de France.

Le président a évoqué la situation sanitaire avec le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand en marge de son discours: « Les Français ont gagné cette bataille (du confinement), parce que c’est la solidité et l’esprit de responsabilité de nos concitoyens qui a permis de stopper l’épidémie », a-t-il jugé.

Mais l’exécutif est attendu au tournant par les soignants. Dans le JDD, Olivier Véran a reconnu qu’il fallait « travailler sur une augmentation (des salaires), au-delà des primes ».

Il organisera le 25 mai un « Ségur de la santé » en vue d’un plan « cet été ». Cette annonce laisse dubitatifs les représentants du secteur, qui craignent un énième plan sans impact réel.

Autre sujet sensible: la date du second tour des municipales. La décision s’appuiera d’abord sur un rapport du Conseil scientifique, attendu en début de semaine. L’hypothèse de tenir le second tour fin juin, vraisemblablement le 28, fait son chemin à l’Elysée et Matignon.

UN BRIN DE LIBERTÉ EN FRANCE

Les plages et certains sites touristiques emblématiques rouverts ce week-end avant les collèges dans les zones « vertes » lundi : la France poursuit son déconfinement à pas comptés, tout en surveillant de près les indicateurs sanitaires et hospitaliers.

Comme certains Français, ravis de pouvoir à nouveau profiter librement des grands espaces, les kitesurfers sont de retour à Leucate, sous l’oeil attentif d’une quinzaine de pompiers chargés de la surveillance et de la prévention.

« Ici la plage c’est 80 hectares, c’est immense. A 4 m² par personne, on peut y mettre 200.000 personnes! », explique à l’AFP le maire de cette commune de l’Aude, Michel Py.

Bain de mer de Nice au Touquet en passant par l’île de Ré, rando en montagne, balades en forêts, vélo à Martigues ou farniente au soleil sur les quais de Seine à Paris, égayent ainsi le week-end de nombreux Français.

Micha, 5 ans, s’essuie les mains sur la nappe à carreaux étendue sur le bord du canal Saint-Martin à Paris, après avoir englouti chips et tomates cerise. « C’est notre premier pique-nique. On est très peu sortis pendant le confinement », dit son père Julien, enseignant à l’université de Saint-Denis.

Plus loin, Arthur, étudiant à Sciences Po de 25 ans, attaque le tome 2 du « Comte de Monte Cristo »: l’aventure d’Alexandre Dumas à été son « compagnon de confinement ». Richard, prof d’anglais, écluse une bière solitaire et un « chagrin » dont il n’a « pas envie de parler. « Merci ».

Esprit de « résistance »

A Châlons-en-Champagne, environ 500 fidèles, dans quelque deux cents véhicules se sont rangés à un mètre l’un de l’autre sur le parking du hall des expositions pour une messe célébrée par l’évêque local.

Mais ce retour à la « vie d’avant » se fait sous conditions: en vertu des règles en vigueur depuis lundi dernier, au terme de deux mois de confinement, les escapades restent limitées dans un rayon de 100 km, et dans le respect des gestes barrière.

Devant le petit monument aux morts de Dizy-le-Gros (Aisne) où il rendait hommage au général de Gaulle, 80 ans après la Bataille de France, Emmanuel Macron a fait allusion à la crise sanitaire, en célébrant l’esprit de « résistance » et l’unité.

« De Gaulle nous dit que la France est forte quand (…) se tient unie, quand elle cherche la voie de la cohésion au nom d’une certaine idée de la France, qui nous rassemble par delà les discordes alors devenues accessoires », a-t-il lancé.

Après les commerces, hors restaurant et bars, et les écoles primaires et maternelles, ce sera lundi au tour d’une partie des collégiens de retrouver le chemin des classes.

Ils doivent être environ 150.000 jeunes de 6e et 5e à retrouver leurs professeurs en début de semaine, mais seulement dans les zones « vertes » établies par le gouvernement. Soit 85% des collèges en France, c’est à dire 4.000 établissements.

25 clusters

Au niveau national, la France a enregistré moins de 100 décès (96) en 24 heures, pour un bilan qui atteignait samedi 27.625 morts au total.

Le nombre de patients en soins intensifs baisse toujours, avec 2.132 cas graves en réa contre plus de 7.000 début avril. Mais signal plus inquiétant: les hôpitaux ont accueilli plus de nouveaux patients ces dernières 24 heures qu’ils ne l’avaient fait il y a une semaine.

Trente-quatre cas de Covid-19 ont été confirmés samedi au sein d’un abattoir de Fleury-lès-Aubrais (Loiret), près d’Orléans et les quelque 400 autres salariés subiront un dépistage d’ici à mardi.

« Depuis lundi, nous avons identifié 25 clusters sur notre territoire. Le système mis en place pour tester, isoler et casser les chaînes de contamination est opérationnel », a assuré le ministre de la Santé Olivier Véran au Journal du dimanche, ajoutant que « vendredi, nous en étions à plus de 50.000 tests réalisés par jour ».

Nouveaux cas, hospitalisations, admissions en réa, taux de reproduction du virus… Ces indicateurs clés sont surveillés de très près pour pouvoir réagir en cas de rebond problématique de l’épidémie et d’une éventuelle « deuxième vague ». Mais les scientifiques s’accordent à considérer qu’aucun bilan ne pourra être tiré avant au moins deux semaines.

Municipales en juin ?

Attendu au tournant par les soignants, en première ligne face au coronavirus, Olivier Véran reconnaît qu’il faut « travailler sur une augmentation (des salaires), au-delà des primes », citant la rémunération des infirmiers qu’il souhaite « rapidement » remonter « au moins à la moyenne européenne ».

Il organisera le 25 mai un « Ségur de la santé » avec une « grande réunion multilatérale des partenaires sociaux » en vue d’un plan « cet été ». Une annonce qui toutefois laisse dubitatifs les représentants du secteur, qui craignent un énième plan sans impact réel sur les salaires des personnels hospitaliers.

« On s’est dit: et de trois! » a réagi Thierry Amouroux, porte-parole du syndicat national des professionnels infirmiers sur Europe 1: « Il y a eu le grand plan Ma santé 2022, le grand plan hôpital de novembre dernier annoncé par le Premier ministre et puis là il y a le Ségur de la santé ».

Autre sujet sensible sur la table du gouvernement : la date du second tour des municipales, reporté en mars. La décision s’appuiera d’abord sur un rapport du Conseil scientifique, attendu en début de semaine. Mais d’ores et déjà, l’hypothèse de tenir le 2e tour fin juin, vraisemblablement le 28, a fait son chemin à l’Elysée et Matignon.

MESSE EN VOITURE DANS LA MARNE

A Châlons-en-Champagne, la messe redémarre… en voiture ! Dimanche, environ 500 fidèles dans quelque deux cents véhicules se sont rangés à un mètre l’un de l’autre sur le parking du hall des expositions pour entendre une messe célébrée par l’évêque local.

« Cette messe en voiture, c’est plus qu’un dépannage. C’est une vraie messe. C’est une victoire de la vie », explique à l’AFP Mgr Touvet, évêque de Châlons, à l’origine de l’initiative. Une première en France selon lui.

C’est en tout cas « une première expérience » plutôt exaltante pour Catherine, une senior, parmi les premières à s’engager dès 9H sur les trois hectares du parking où sera dite la messe à 10h30.

« La messe m’a vraiment manqué », confie-t-elle, vitre ouverte et masque sur le visage. Elle dit son plaisir de retrouver enfin les croyants ensemble après deux mois de confinement.

A l’intérieur de l’habitacle, l’autoradio est déjà branché sur RCF Coeur de Champagne, la radio diocésaine qui retransmet la messe en direct pour éviter que les croyants sortent de leur voiture.

A deux ou trois voitures de là, Pascal est venu du sud d’Epernay sans peur aucune à la célébration. « Pourquoi avoir peur ? Il faut vivre ! On va être enfin tous ensemble, ne serait-ce que par la radio », dit-il.

Un peu plus loin dans sa petit Fiat bleu pastel, Marie-Lorène, la cinquantaine, s’enthousiasme de la « riche idée » de son évêque. « Il faut innover. L’église est dans le monde. Elle s’adapte », proclame-t-elle.

« On est catholiques. On a des idées », ajoute en écho Mgr Touvet avant de gagner son autel de campagne installé dans une remorque de camion.

Feux de détresse

Au bas de l’estrade improvisée où la croix et une statue de la Vierge trônent en majesté, une dizaine de prêtres et de diacres sont disposés en arc de cercle, leurs sièges soigneusement distants les uns des autres.

Ils distribueront les hosties, « 3 à 4.000, au cas où », indique Florent Masson, en charge de la communication au diocèse de Châlons.

« La consigne c’est : si les gens veulent recevoir la communion, ils mettront leurs feux de détresse », leur avait expliqué peu avant la messe l’un des prêtres en charge de la liturgie.

L’image est singulière : des dizaines de feux de détresse se mettent à clignoter sur le parking. Les prêtres s’avancent entre les rangées de voitures. Des vitres ouvertes se tendent des mains en coupe préalablement passées au gel hydroalcoolique.

« Des mains propres donnent l’hostie, des mains propres le reçoivent », résume Mgr Touvet. « A situation exceptionnelle, disposition exceptionnelle », ajoute-t-il.

Pour passer sous les fourches caudines de la préfecture, le diocèse de Châlons a en effet déployé des trésors d’ingéniosité pour rendre possible un évènement préparé en plein confinement.

Les règles sanitaires étaient drastiques : pas plus de quatre personnes par voiture venue d’un rayon de cent kilomètres autour de Châlons-en-Champagne, masques et gel obligatoires, covoiturage interdit, défense de sortir des voitures…

« Nous n’avons obtenu l’autorisation qu’au début de la semaine dernière après une quinzaine de jours de travail », signale Florent Passion.

Ce dimanche, il peut répondre positivement à la question qui angoissait tant selon lui l’équipe d’organisation : « Est-ce que c’est possible? ».

« J’espère que cela va continuer », suggère un fidèle. « Dans quelques jours nous célèbrerons la Pentecôte dans nos églises retrouvées. Ou encore ici », répondait sans certitude l’évêque de Châlons dans son sermon. « Et nous accomplirons les signes du Royaume dans ce monde blessé et terrassé par un petit virus invisible ».

EMMANUEL MACRON HONORE DE GAULLE

Au son du clairon et de la Marseillaise chantée a cappella, Emmanuel Macron a célébré dimanche matin dans l’Aisne « l’esprit français de résistance » et lancé un appel vibrant à l’unité des Français, invoquant l’esprit du général de Gaulle dont il célébrait un fait d’armes méconnu durant la Bataille de France de 1940, la contre-offensive de Montcornet.

C’est devant un monument modeste, dressé en pleine campagne à La-Ville-aux-Bois-les-Dizy, que le chef de l’Etat a raconté avec lyrisme la brève contre-attaque menée contre l’avancée allemande, en pleine débâcle, par le colonel Charles de Gaulle alors inconnu. Une offensive fondée sur des blindés auxquels l’état-major ne croyait guère, et qui a freiné l’ennemi l’espace de quelques heures de cette Bataille de France qui fit 60.000 morts français à partir du 10 mai 1940.

« La bataille fut perdue, mais il est des défaites d’un jour qui portent en elles le germe de victoires à venir. La bataille de Montcornet est de celles-ci », a lancé Emmanuel Macron, comme pour appeler les Français à l’espérance face à la crise sanitaire et économique.

Le chef de l’Etat, qui s’est fait souvent reprocher des commentaires controversés sur les Français, a cette fois célébré un « esprit français qui jamais ne se résout à la défaite », et insisté sur la nécessaire unité du pays, comme il le fait depuis le début de la crise sanitaire : « De Gaulle nous dit que la France est forte quand elle sait son destin, quand elle se tient unie, quand elle cherche la voie de la cohésion au nom d’une certaine idée de la France, qui nous rassemble par delà les discordes alors devenues accessoires ».

Il a aussi célébré en de Gaulle un chef « promoteur du mouvement et de l’offensive », qu’on « entendit trop tard ». Mais il s’est abstenu de parler de « souveraineté », une valeur attachée au gaullisme et qu’il met pourtant en avant depuis le début de la crise du coronavirus.

Ce qu’a fait Charles de Gaulle en mai 1940 « dans une situation qui paraissait inextricable », a ensuite commenté la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, tirant l’analogie avec la crise du coronavirus, « c’est au fond de sublimer l’esprit de résistance, et même l’esprit de conquête ».

Dans un échange avec le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand en marge de son discours, le chef de l’Etat a estimé que « les Français ont gagné cette bataille (du confinement), parce que c’est la solidité et l’esprit de responsabilité de nos concitoyens qui a permis de stopper l’épidémie ».

Avant son discours, Emmanuel Macron s’était recueilli au son du clairon devant le petit monument aux morts de Dizy-le-Gros.

Querelle de la récup

Prévu de longue date, ce déplacement présidentiel est le premier, depuis plus de deux mois, à ne pas être consacré à la lutte contre le coronavirus.

Il donne le coup d’envoi d’une année d’hommage à de Gaulle qui se poursuivra le 18 juin pour les 80 ans du célèbre appel au Mont-Valérien, puis le 9 novembre à Colombey-les-Deux-Eglises pour le 50e anniversaire de son décès.

Ses opposants politiques reprochent à Emmanuel Macron de vouloir récupérer une figure historique désormais quasiment incontestée, après s’être déjà servi de multiples références à Georges Clémenceau, l’homme fort de la Grande Guerre.

Dans une tribune en hommage à de Gaulle dans le JDD, Xavier Bertrand, considéré comme l’un des potentiels candidats à la présidentielle de 2022, a estimé qu’un chef d’Etat devait « mener son pays d’une main ferme sans se préoccuper de sa popularité » et « ne doit pas avoir le besoin pathologique d’être aimé mais se doit tout entier à la France ».

Emmanuel Macron, c’est « l’anti-de Gaulle absolu », a cinglé pour sa part Marine Le Pen. Pour la présidente du RN, « toute l’action mondialiste d’Emmanuel Macron, pour la suppression des frontières, pour le transfert ininterrompu de souveraineté à des structures supranationales va a l’inverse de ce qui était la ligne politique du Général de Gaulle ».

Mais pour le petit-fils du général, Yves de Gaulle, « cette querelle de la récup (sic) est une querelle complètement imbécile. Qu’un président de la République fasse référence à son illustre prédécesseur c’est la moindre des choses. Qualifier ça de récupération, je trouve ça complètement idiot ».

(avec Afp)

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