Covid-19 : Assouplissement des restrictions

Retour des matchs de football en Allemagne et sorties à la plage ou dans la nature dans de nombreux pays : l’allègement des mesures de confinement face à la pandémie du coronavirus s’est poursuivi dimanche, malgré un bilan global de plus de 313.000 morts sur la planète. En Europe, des dizaines de millions d’habitants ont joui d’un premier week-end de relative liberté.

L’Italie (plus de 31.700 morts) a annoncé dimanche son plus bas bilan de décès quotidien du coronavirus (145 morts) depuis le début de son confinement de deux mois.

Très dépendante du tourisme, elle va lever la quarantaine obligatoire pour les visiteurs étrangers et rouvrir ses frontières aux touristes de l’UE à compter du 3 juin. « Nous sommes confrontés à un risque calculé, sachant (…) que la courbe épidémiologique pourrait à nouveau repartir à la hausse », a commenté le Premier ministre Giuseppe Conte.

Annonces unilatérales

Les annonces unilatérales de réouverture des frontières font cependant débat au sein de l’UE, dont la Commission a souhaité une réouverture « concertée » et « non discriminatoire » des frontières intérieures.

En Espagne, durement frappée (27.650 morts) et entrée dans un déconfinement progressif, le nombre quotidien de décès est tombé sous la barre des cent pour la première fois depuis deux mois.

La France (plus de 28.000 morts) a rouvert un grand nombre de ses plages, dont beaucoup ont été prises d’assaut. « La plage me manquait énormément: on attendait que ça, l’annonce de la réouverture! », jubilait Nathanaël, 28 ans, sous les remparts de Saint-Malo (Ouest). Les déplacements y restent limités à un rayon de cent kilomètres autour du domicile.

Après les plages publiques le 4 mai, la Grèce a de son côté rouvert ses plages privées mais à condition là aussi de respecter des règles strictes.

En Angleterre, le premier weekend depuis l’allègement du confinement a vu les visiteurs affluer dans les parcs, rendant parfois difficile le respect des consignes de distanciation sociale.

Le foot à huis clos

Dilemme impensable il y a encore peu, quand plus de la moitié de l’humanité était confinée: dans de nombreux pays où les restrictions ont été allégées ce week-end, les amateurs de ballon rond avaient le choix entre une après-midi foot à la télé ou une sortie au vert.

Premier grand championnat à avoir redémarré samedi, le championnat allemand (Bundesliga) a permis au prestigieux Bayern Munich de s’imposer 2-0 face à l’Union Berlin. Comme la veille, la rencontre s’est jouée dans un stade vide.

Plus de cinq mois après son apparition en Chine, la pandémie qui a mis l’économie planétaire à l’arrêt a toutefois poursuivi sa course meurtrière.

Pays le plus touché d’Amérique latine, le Brésil a franchi le seuil de 15.000 morts. Des statistiques largement sous-estimées selon des experts, alors que le président Jair Bolsonaro ne cesse de critiquer le confinement décidé par certains gouverneurs.

« Le chômage, la faim et la misère seront l’avenir de ceux qui soutiennent la tyrannie de l’isolement total », a tweeté le dirigeant d’extrême droite.

Tacle d’Obama

Aux Etats-Unis, pays le plus endeuillé au monde, le président Donald Trump a également été critiqué pour sa gestion de la pandémie, qu’il a niée au début. La marque des 90.000 morts est en passe d’y être atteinte.

Un responsable de la Maison Blanche a vivement critiqué dimanche les autorités sanitaires, à qui il a imputé les retards initiaux en matière de dépistage.

Dans une sortie inhabituelle, l’ex-président Barack Obama a taclé à mots à peine couverts son successeur.

« Cette pandémie a enfin enterré l’idée que tant de nos responsables savent ce qu’ils font », a-t-il déclaré samedi devant des étudiants. « Nombre d’entre eux ne cherchent même pas à faire semblant d’être responsables ».

Dans une rare interview, le patron de la Banque centrale américaine Jerome Powell a estimé que l’économie américaine ne pourrait se remettre totalement du choc provoqué par la pandémie qu’avec un vaccin.

« Pour que l’économie se rétablisse complètement, il faut que les gens retrouvent pleinement confiance, il faudra peut-être attendre l’arrivée d’un vaccin », a-t-il estimé.

Vigilance en Chine

La Grèce a également assoupli ses restrictions frontalières pour faciliter l’arrivée de main d’œuvre étrangère indispensable aux récoltes, notamment au profit de l’Albanie voisine, un pays n’appartenant pas à l’UE. « Sans les Albanais, nous n’aurions pas un seul pêcher », explique Panagiotis Gountis, exploitant agricole à Véria, dans le Nord du pays.

La Norvège en revanche a dû renoncer à la plupart de ses festivités en ce 17 mai, jour de sa fête nationale, où l’hymne a été chanté depuis les balcons.

L’Inde a prolongé de deux semaines ses mesures de confinement, jusqu’au 31 mai, tout en évoquant la possibilité d’aménagements afin de « faciliter les activités économiques ».

L’Afrique du Sud a annoncé dimanche 1.160 nouveaux cas de coronavirus, soit le bilan quotidien le plus élevé depuis l’enregistrement de son premier cas en mars.

Le Qatar a lui commencé dimanche à appliquer les sanctions les plus sévères au monde contre les personnes ne portant pas de masque en public, pouvant aller jusqu’à trois ans de prison.

Partout, la vigilance est de mise dans l’attente d’un hypothétique vaccin et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) met régulièrement en garde contre le risque d’une deuxième vague pandémique.

En Chine, où le coronavirus est jugé sous contrôle par les autorités, un tel scénario est pris très au sérieux.

« Nous sommes confrontés à un grand défi », a estimé sur la chaîne CNN Zhong Nanshan, un des principaux conseillers du ministère de la Santé, relevant qu’une « majorité » des Chinois restaient « susceptibles d’être infectés » à l’avenir.

M. Zhong a également admis que les autorités de Wuhan (centre), le berceau de la pandémie, avaient caché l’ampleur de celle-ci lorsqu’elle a éclaté.

A Hong Kong, des tests sur les hamsters, dont les cages avaient été séparées par des masques de protection, ont prouvé l’efficacité de ce dispositif.

« Il est clair qu’utiliser les masques sur les sujets infectés (…) est plus important que n’importe quoi d’autre », a dit le professeur Yuen Kwok-yung, expert reconnu des coronavirus, qui dirigeait les travaux d’une équipe de l’université de la ville.

LA BUNDESLIGA DE RETOUR

Et à la fin, c’est l’Allemagne qui rejoue: à l’image du retour victorieux du Bayern Munich dimanche, la Bundesliga a gagné ce week-end son pari d’être le premier grand championnat à reprendre en temps de pandémie, une prouesse sanitaire saluée par la planète football.

Des stars encore mal assurées sur le terrain, un but de Thomas Müller annulé pour hors-jeu, un penalty transformé par Robert Lewandowski et un but de la tête de Benjamin Pavard… La victoire sans saveur du Bayern contre l’Union Berlin (2-0) a pourtant eu un goût de caviar pour les fans de foot, sevrés de matches depuis plus de deux mois à cause du coronavirus.

De quoi faire passer provisoirement au second plan les risques inhérents à la pandémie et la menace persistante d’une contamination des joueurs à grande échelle, qui démontrerait les failles du protocole sanitaire très strict imposé aux équipes. Une « danse sur le fil du rasoir », a résumé l’ancien international Dietmar Hamann, consultant vedette du diffuseur Sky.

Huis clos sanitaire oblige, c’est dans le cadre étrange d’un stade vide que l’Union a reçu le Bayern, loin de l’effervescence que suscite habituellement la venue du « Rekordmeister », quintuple champion d’Europe.

Au stade Alten Försterei, seules 300 personnes étaient autorisées à pénétrer dans l’enceinte, au prix d’un contrôle de leur température corporelle à l’entrée.

Et un peu avant le coup d’envoi, la police a dispersé un groupe de quelques dizaines de supporters venus dans l’espoir d’apercevoir leurs idoles.

« Nous étions juste devant le stade et la police nous a dit de circuler », a raconté à l’AFP Norbert Kuerzner, un supporter de l’Union qui se promenait avec sa femme.

Belles audiences

Malgré tout, les téléspectateurs ont à nouveau pu voir une belle affiche, de grands noms et de beaux gestes, des émotions longtemps éclipsées par la crise sanitaire.

« Tant que la balle roule, on doit se concentrer sur l’aspect sportif », a commenté le champion du monde Thomas Müller, qui reconnaît néanmoins avoir dû s’adapter: « Lorsqu’on marque un but, la première impulsion est d’aller les uns vers les autres, et quand on le fait, d’un seul coup, ah… non », a-t-il plaisanté.

En quête d’un huitième titre consécutif de champion d’Allemagne, le Bayern a repris sa saison comme elle s’était arrêtée mi-mars, avec une seizième victoire en 17 rencontres, toutes compétitions confondues.

Le géant bavarois reprend quatre longueurs d’avance sur son dauphin Dortmund, vainqueur samedi du derby contre Schalke (4-0), ce qui promet une belle affiche lors du « Klassiker » entre les deux équipes le 26 mai.

Et aussi de belles audiences: la chaîne allemande Sky a enregistré samedi plus de six millions de téléspectateurs en Allemagne et battu ses records d’audimat pour le championnat, selon le site spécialisé DWDL.de.

La reprise a aussi été largement commentée dans le monde entier, où le football ne persistait jusqu’à présent que dans des championnats de seconde zone, du Bélarus au Turkménistan.

« Voici comment le monde fête notre Bundesliga! », s’est enthousiasmé le grand quotidien populaire Bild.

LE MONDE SAVOURE LE RETOUR DU FOOT

« Merci la Bundesliga » : la planète football a salué dimanche le retour réussi du ballon rond en Allemagne, premier grand championnat à redémarrer à huis clos samedi après l’interruption imposée par le coronavirus, en attendant l’entrée en lice des stars du Bayern Munich dimanche en fin d’après-midi.

Les risques inhérents à la pandémie, le protocole sanitaire très strict, et la mauvaise humeur des supporters « ultras » opposés aux tribunes vides sont passés provisoirement au second plan, même si le consultant vedette du diffuseur Sky, l’ancien international Dietmar Hamann, a bien résumé la situation en parlant « d’une danse sur le fil du rasoir ».

Sevrés de football pendant deux mois, les fans ont été au rendez-vous de ce redémarrage, même s’ils étaient cantonnés devant leurs téléviseurs: plus de six millions de téléspectateurs étaient rassemblés samedi en Allemagne, permettant au diffuseur Sky de battre ses records d’audience pour le championnat, selon le site spécialisé DWDL.de.

Et la reprise a été largement commentée dans le monde entier, où le football ne persistait jusqu’à présent que dans des championnats de seconde zone, du Bélarus au Turkménistan.

« Voici comment le monde fête notre Bundesliga! », s’est enthousiasmé le grand quotidien populaire Bild, relevant les nombreux messages d’encouragements diffusés par de grands noms du football.

« Ils le disent, ils le font. Merci la Bundesliga! », écrit le fantasque Zlatan Ibrahimovic, actuellement sous contrat avec l’AC Milan. Samedi, le champion du monde Kylian Mbappé avait fait savoir qu’il suivait les rencontres.

« C’était étrange sans supporters, comme prévu », note pour sa part l’international allemand de Manchester City Ilkay Gündogan. « Mais ça fait tout de même plaisir de revoir enfin du football après aussi longtemps. »

« Wunderbar »

Dans la presse internationale, c’est aussi l’enthousiasme d’un retour à la vie « normale » qui domine. « Wunderbar » (« merveilleux »), a titré en allemand le journal britannique Mirror on Sunday.

Le retour au terrain n’a pourtant pas été facile pour tout le monde après deux mois de confinement, où de nouveaux réflexes ont été acquis dans la vie quotidienne.

Avec une pointe d’humour, le directeur sportif de Francfort Fredi Bobic a commenté les deux buts que son équipe a encaissé samedi dans les sept premières minutes contre Mönchengladbach (défaite 3-1): « Nous étions dans les premières minutes encore dans l’état d’esprit coronavirus, et nous avons respecté les règles de distanciation sociale. C’est juste bête qu’on l’ait fait dans notre surface de réparation! »

La reprise a aussi donné lieu à des scènes étranges, comme ces coudes entrechoqués pour célébrer un but. A l’inverse, on a aussi vu des réactions épidermiques d’embrassades, comme dans le football d’avant.

Ces images de contacts très rapprochés ont fait bondir au sein de la classe politique allemande: le puissant chef du gouvernement régional de Bavière Markus Söder a suggéré à la Ligue allemande de football (DFL) de « renforcer ses consignes » pour empêcher les joueurs de s’embrasser pour célébrer les buts.

« Le football a une très importante fonction d’exemplarité, c’est pourquoi il faut respecter les consignes la semaine prochaine », a déclaré à la chaîne Sport1 M. Söder, dont la région héberge notamment le Bayern Munich.

Le Bayern sans repères

Dimanche en fin d’après-midi (18h00, 16h00 GMT), place au puissant club bavarois: le Bayern joue loin de ses bases, sur la pelouse de l’Union Berlin, et sans grands repères face à cette nouvelle donne.

Autour du stade de l’Union, l’ambiance n’avait rien à voir avec l’excitation habituelle des grands matches: seules 300 personnes, dont une poignée de journalistes, étaient autorisées à pénétrer dans le stade, au prix d’un contrôle de leur température corporelle à l’entrée.

« Nous étions juste devant le stade et la police nous a dit de circuler, sauf si nous avions une carte de presse », a raconté Norbert Kuerzner, un supporter de l’Union qui se promenait avec sa femme.

Sur le terrain, le Bayern compte bien reprendre sa marche triomphale jusqu’à un possible un huitième titre consécutif en Bundesliga: avant l’interruption, il restait sur quinze victoires en seize matches, toutes compétitions confondues.

« Tout repart à zéro, et nous espérons qu’à la fin nous aurons plus de points que nos adversaires », a déclaré l’entraîneur Hansi Flick.

Le Bayern devra vite se remettre dans le bain, car il ne dispose que d’une petite avance sur son dauphin Dortmund, revenu à un point après son large succès contre Schalke (4-0) samedi. A moins de dix jours du « Klassiker » (le 26 mai), un faux-pas pourrait déjà lui coûter très cher.

MESSE EN VOITURE DANS LA MARNE

A Châlons-en-Champagne, la messe redémarre… en voiture ! Dimanche, environ 500 fidèles dans quelque deux cents véhicules se sont rangés à un mètre l’un de l’autre sur le parking du hall des expositions pour entendre une messe célébrée par l’évêque local.

« Cette messe en voiture, c’est plus qu’un dépannage. C’est une vraie messe. C’est une victoire de la vie », explique à l’AFP Mgr Touvet, évêque de Châlons, à l’origine de l’initiative. Une première en France selon lui.

C’est en tout cas « une première expérience » plutôt exaltante pour Catherine, une senior, parmi les premières à s’engager dès 9H sur les trois hectares du parking où sera dite la messe à 10h30.

« La messe m’a vraiment manqué », confie-t-elle, vitre ouverte et masque sur le visage. Elle dit son plaisir de retrouver enfin les croyants ensemble après deux mois de confinement.

A l’intérieur de l’habitacle, l’autoradio est déjà branché sur RCF Coeur de Champagne, la radio diocésaine qui retransmet la messe en direct pour éviter que les croyants sortent de leur voiture.

A deux ou trois voitures de là, Pascal est venu du sud d’Epernay sans peur aucune à la célébration. « Pourquoi avoir peur ? Il faut vivre ! On va être enfin tous ensemble, ne serait-ce que par la radio », dit-il.

Un peu plus loin dans sa petit Fiat bleu pastel, Marie-Lorène, la cinquantaine, s’enthousiasme de la « riche idée » de son évêque. « Il faut innover. L’église est dans le monde. Elle s’adapte », proclame-t-elle.

« On est catholiques. On a des idées », ajoute en écho Mgr Touvet avant de gagner son autel de campagne installé dans une remorque de camion.

Feux de détresse

Au bas de l’estrade improvisée où la croix et une statue de la Vierge trônent en majesté, une dizaine de prêtres et de diacres sont disposés en arc de cercle, leurs sièges soigneusement distants les uns des autres.

Ils distribueront les hosties, « 3 à 4.000, au cas où », indique Florent Masson, en charge de la communication au diocèse de Châlons.

« La consigne c’est : si les gens veulent recevoir la communion, ils mettront leurs feux de détresse », leur avait expliqué peu avant la messe l’un des prêtres en charge de la liturgie.

L’image est singulière : des dizaines de feux de détresse se mettent à clignoter sur le parking. Les prêtres s’avancent entre les rangées de voitures. Des vitres ouvertes se tendent des mains en coupe préalablement passées au gel hydroalcoolique.

« Des mains propres donnent l’hostie, des mains propres le reçoivent », résume Mgr Touvet. « A situation exceptionnelle, disposition exceptionnelle », ajoute-t-il.

Pour passer sous les fourches caudines de la préfecture, le diocèse de Châlons a en effet déployé des trésors d’ingéniosité pour rendre possible un évènement préparé en plein confinement.

Les règles sanitaires étaient drastiques : pas plus de quatre personnes par voiture venue d’un rayon de cent kilomètres autour de Châlons-en-Champagne, masques et gel obligatoires, covoiturage interdit, défense de sortir des voitures…

« Nous n’avons obtenu l’autorisation qu’au début de la semaine dernière après une quinzaine de jours de travail », signale Florent Passion.

Ce dimanche, il peut répondre positivement à la question qui angoissait tant selon lui l’équipe d’organisation: « Est-ce que c’est possible? ».

« J’espère que cela va continuer », suggère un fidèle. « Dans quelques jours nous célèbrerons la Pentecôte dans nos églises retrouvées. Ou encore ici », répondait sans certitude l’évêque de Châlons dans son sermon. « Et nous accomplirons les signes du Royaume dans ce monde blessé et terrassé par un petit virus invisible ».

UN LONDONIEN RECRÉE LE CORONAVIRUS AVEC DES OBJETS DU QUOTIDIEN

Quel est le point commun entre un navet piqué d’allumettes et un kiwano orné de sucettes et d’épingles ? Les deux créations sortent de l’esprit déjanté d’un Londonien confiné qui crée des repliques du nouveau coronavirus à partir d’objets du quotidien.

« L’idée est venue complètement au hasard », explique Lorenzo Saa à l’AFP. Assis dans son salon après avoir été abreuvé d’images du virus, il a regardé son cactus, de forme arrondie: « Mais c’est le Covid-19! »

Chaque jour, depuis son appartement du nord de Londres, cet employé d’un cabinet de conseil en investissement, à la chemise aussi bariolée que ses créations, consacre quatre heures à ses oeuvres, toujours plus inventives, avant de les poster sur un compte Instagram dédié, covid19replicas.

La plupart de ses œuvres partent d’un fruit ou d’un légume rond, auxquels il ajoute des objets du quotidien pour simuler les « branches » de différentes tailles du virus: bougies, radis, boutons, fleurs, clous de girofle, pâtes sèches, bâtonnets d’encens, etc.

« C’est sain, c’est naturel, ça soutient la communauté locale en achetant ce dont vous avez besoin », se réjouit le Londonien, qui met un point d’honneur à manger toutes ses créations. « Sauf celle avec l’olive fourrée aux bâtons d’encens… »

La population du Royaume-Uni, deuxième pays le plus endeuillé dans le monde avec plus de 33.000 morts, est confinée depuis la fin mars et un assouplissement très léger a été amorcé mercredi en Angleterre.

« Je suis vraiment quelqu’un de très sociable, donc j’avais besoin de quelque chose pour me changer les idées et me faire oublier l’absence de lien avec les gens », explique Lorenzo Saa, qui estime « qu’avoir un projet, c’est important pour la santé mentale ».

Après bientôt deux mois de création, il reconnaît qu’il devient de plus en plus difficile de se renouveler: « On a déjà eu des Covid-19 brûlés, je prépare une version glacée pour les prochains jours, nous utiliserons aussi des ampoules ». Mais tant que l’inspiration est là, il continuera, car « c’est amusant ».

(avec Afp)

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