Patrice KITEBI, DG du FPI - Fonds de Promotion de l’Industrie - accusé de détournement de fonds.
Patrice KITEBI, DG du FPI - Fonds de Promotion de l’Industrie - accusé de détournement de fonds.

FPI : Patrice KITEBI accusé de détournement des fonds

Un député national aurait déjà déposé depuis le mardi 5 mai au Bureau de l’Assemblée nationale, une question orale avec débat adressée au DG du FPI. Selon les informations parvenues à la rédaction du journal, le député Mulamba Mputu, auteur de ladite question, voudrait bien obtenir de Patrice Kitebi, des explications claires sur des changements que ce dernier aurait opérés dans la structure du FPI.

Arrêt sur image sur les réseaux sociaux: « Patrice Kitebi à la porte de Makala » ! Toujours sur ce boulevard « fourre-tout » de nouvelles, les guillotineurs de l’actuel Directeur général du Fonds de promotion de l’industrie (FPI), alignent plusieurs griefs à charge de ce dernier. « Licenciement abusif des cadres et agents » pour les uns. « Mutation et rétrogradation d’une catégorie d’agents » pour d’autres. « Détournement des fonds du trésor public, chiffrés à plusieurs centaines de milliers de dollars américains » pour d’autres encore.

Difficile d’être Patrice Kitebi en ce moment. Au moment où il écrivait ces lignes, « Forum des As » apprenait qu’un député national aurait déjà déposé depuis le mardi 5 mai au Bureau de l’Assemblée nationale, une question orale avec débat adressée au DG du FPI. Selon les informations parvenues à la rédaction du journal, le député Mulamba Mputu, auteur de ladite question, voudrait bien obtenir de Patrice Kitebi, des explications claires sur des changements que ce dernier auraient opérés dans la structure du FPI.

La pratique sociale étant le seul critère de la vérité, il se trouve qu’à ce jour, le FPI subventionne plusieurs projets d’intérêt public. Est-ce à cause de ces réalisations à impact social visible, que Patrice Kitebi s’attire la foudre sans pluie, de ses détracteurs tapis dans l’ombre, dont la plupart se recruteraient parmi ses prédécesseurs? Sinon, qu’est-ce qui expliquerait cet acharnement suspect sur le DG du FPI dont la touche contente plus d’un agent.

Sur place au siège du FPI, des langues se sont déliées pour s’interroger sur la destination des 800.000 USD décaissés, avant l’avènement de Patrice Kitebi, pour financer la construction d’un pont à Mweka. Au numéro 16 de l’avenue Lukusa, dans la commune de Gombe, on cherche également à comprendre les raisons ayant poussé l’ancien Comité de gestion du FPI, à payer 6.000.000USD en 2014, au titre des pénalités, à un entrepreneur qui avait construit le nouveau siège du Fonds. Par quel mécanisme cela avait été fait?

« PLACER L’HOMME QU’IL FAUT A LA PLACE QU’IL FAUT »

Lorsque les auteurs de la « plainte » contre Patrice Kitebi Kibol M’vul, mettent dans leur dossier la rétrogradation de certains agents, des sources sur place au FPI rejettent ce grief qu’elles qualifient de fantaisiste. « L’actuel DG du Fonds, à son arrivée aux affaires, a trouvé une mise en place claquée sur le modèle clanique. Il fallait donc mettre un terme au népotisme, au clientélisme politique et au « villagisme » considérés à juste titre comme des antivaleurs. L’actuel DG ne pouvait qu’agir dans le sens de placer l’homme qu’il faut, à la place qu’il faut. C’est à la limite d’une insulte de voir placés, à des postes de prise de décision, des agents n’ayant pas le profil nécessaire », déclare sous couvert de l’anonymat, un cadre subalterne du FPI qui a contacté Forum des As hier.

A en croire la source, l’animosité opiniâtre des acteurs socio-politiques qui cherchent à obtenir la tête de Patrice Kitebi, met à nu leur détermination à pousser le FPI à mettre la clef sous le paillasson. « Dès lors que les fossoyeurs du Fonds d’hier, deviennent aujourd’hui des donneurs de leçons, on n’a pas besoin d’être un surdoué pour comprendreles ressorts de cet acharnement suspect. A partir du moment que ces mêmes torpilleurs du FPI n’ont pas réussi à faire couler le navire, ils croient avoir trouvé l’occasion de s’attaquer à l’actuel comité de gestion. Tout se passe à l’image des deux femmes de la Bible qui avaient prétendu être la mère d’un enfant, et avaient demandé l’intervention du roi Salomon. Tout vrai chrétien connait la suite », renchérit l’interlocuteur de Forum des As.

LE DEAL AVEC HAMIDA KAMERHE: UNE FABLE

Alors que le FPI est en train de recouvrer plus de 150 millions des prêts consentis à ses anciens comités de gestion, pour des projets qui n’ont jamais été réalisés jusqu’à ce jour, c’est le moment que choisissent les bourreaux de Patrice Kitebi pour actionner le mécanisme de sa « mort » par guillotine.

Dans cette saga aux mobiles bien connus, les détracteurs de Patrice Kitebi déclarent, à qui voudraient les entendre, que ce dernier aurait réussi un deal avec Mme Hamida Shatur Kamerhe, épouse du directeur de cabinet du Président de la République Félix Tshisekedi. De la pure intox, quand on sait que quiconque chercherait à légitimer une accusation de détournement, de malversation financière en ce moment précis où le Dircab de Fatshi se trouve en prison, ne pourrait que prendre un tel raccourcis.

Cependant, dans les milieux des agents actifs du FPI, cette allégation est non seulement balayée d’un revers de la main, mais aussi et surtout, qualifiée de fable. « De qui veulent se moquer ceux qui, par le passé, se sont suffisamment engraissé les pattes avec l’argent du FPI qu’ils ont gérés comme un patrimoine familial ? Le FPI n’a jamais accordé un seul financement ni à Vital Kamerhe ni à son épouse. Nous avons marre de cette machination, des allégations gratuites qui nuisent à l’image de marque de notre Institution, autrefois ternie par ses dirigeants. Le Dg Patrice Kitebi n’a pas besoin de recourir à la corruption des acteurs politiques pour s’affirmer. Ses actions sur terrain et son savoir-faire suffisent pour comprendre qu’il est à la hauteur de sa tache », gronde un autre agent révolté du FPI.

ANCIENS GESTIONNAIRES ET INSOLVABLES UNIS CONTRE KITEBI

Toujours sur les réseaux sociaux, Forum des As est tombé sur un texte du média en ligne Congoprofond.net où il est écrit : « Malveillance contre le comité actuel du FPI : Constantin Mbengele pointé du doigt ». L’auteur de l’article ajoute : « En effet, un nouveau torchon est lancé sur les réseaux sociaux dont Constantin Mbengele, ancien directeur du FPI, serait l’auteur d’une messe noire entre les débiteurs insolvables et les anciens gestionnaires avec comme objectif : faire partir l’actuel comité de gestion pour effacer les traces de leurs dettes ».

« (…) hier, on était habitué à les voir opérer sous couvert d’une nébuleuse dénommée « Colectif d’agents et cadres du FPI ». Aujourd’hui, ils essayent d’intoxiquer le public via un fantôme baptisé « Trésorerie du FPI ». Mais les plus avertis connaissent la méthode et son auteur », renseigne au même média, un proche du dossier.

Tout bien considéré, la campagne de déstabilisation de l’actuel comité de gestion du FPI, établissement public à caractère financier, fait le panorama du fonctionnement de ce dernier, au point de provoquer un énervement collectif dans les milieux du personnel du Fonds. « Si aujourd’hui le FPI s’est trouvé dans l’obligation de mener une campagne de recouvrement forcé, c’est justement à la suite dune gestion antérieure laxiste qui avait fait que le Fonds soit confondu avec un bien privé », avait commenté un cadre du FPI contacté par le site d’actualité http//:Congovirtuel.org. 

(avec Grevisse KABREL)

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