Papa Wemba [photo prise en 2009], l'un des Icônes de la musique africaine et mondiale.
Papa Wemba [photo prise en 2009], l'un des Icônes de la musique africaine et mondiale.

La mort d’un Icône : Les fans de Papa WEMBA sont toujours inconsolables

La nouvelle de la disparition de Papa Wemba, l’une des icônes de la musique congolaise , mort à Abidjan en Côte d’Ivoire, le 24 avril 2016, avait suscité la consternation en RDC et dans le monde entier. Il avait 66 ans. En effet, « Bokoul », comme d’aucuns aimaient l’appeler, faisait l’objet d’un véritable culte chez ses admirateurs. Il a créé une école de musique, un style, une mode, et a façonné des générations entières de musiciens africains dans sa façon de penser, de se comporter, voire de se vêtir. Quatre ans après, la douleur reste profonde et sans remède.

Il y a quatre ans disparaissait le chanteur Papa Wemba, de son vrai nom Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba, fondateur de l’orchestre Viva La Musica. Aujourd’hui encore, ses nombreux fans sont toujours inconsolables. Jamais ils avaient imaginé que leur idole partirait si tôt.

La nouvelle de la disparition de Papa Wemba, l’une des icônes de la musique congolaise , mort à Abidjan en Côte d’Ivoire, le 24 avril 2016, avait suscité la consternation en RDC et dans le monde entier. Il avait 66 ans.

En effet, « Bokoul », comme d’aucuns aimaient l’appeler, faisait l’objet d’un véritable culte chez ses admirateurs. Il a créé une école de musique, un style, une mode, et a façonné des générations entières de musiciens africains dans sa façon de penser, de se comporter, voire de se vêtir. Quatre ans après, la douleur reste profonde et sans remède.

« Je pleure encore Papa Wemba, c’était un grand. Nous tous qui l’aimons avons le même sentiment », a déclaré Esther Nsana, native de Matonge, admiratrice de Papa Wemba, interrogée au téléphone. Et d’ ajouter, avec une voix tremblante d’émotion : « La musique congolaise est décimée. Jusqu’aujourd’hui, j’écoute ses chansons et je refuse de croire que vieux Bokoul n’est plus de ce monde ».

« Papa Wemba est un immortel de la musique congolaise, un grand chanteur que le Congo a perdu », a reconnu Dona Mobeti , fondateur du groupe Cavacha et membre de l’association « Bana Matonge 1,2 et 3 », et qui promet d’écrire une chanson pour honorer ce baobab de la musique congolaise.

De l’idole à la légende

C’est Papa Wemba ! Un être exceptionnel aux multiples facettes qui aura, par son aura et son charisme, marqué de son empreinte la musique congolaise. Ses chansons ont bercé des millions de personnes.

« Pauline », « M.T la vérité », « Chouchouna », « Amazone », « Liwa ya somo » , « Ngambo moko » , « Maria Valencia », « Ye te oh », « Maman », « Poule de la mort », « En couleurs » … La liste est longue des chansons de Papa Wemba qui ont rythmé les cinquante dernières années de la rumba congolaise.

De l’orchestre Zaïko Langa Langa à Viva La Musica , en passant par Isifi , Yoka Lokole et Afrisa international , Papa Wemba, avec sa voix ténor particulière (héritée de sa mère, pleureuse professionnelle), est devenu la star adulée dans son pays par toutes les générations.

Si dans les années 80 et 90, il réussit l’exploit de percer en Europe, en Asie et en Amérique, où il se forge une solide réputation, c’est grâce à son talent et son professionnalisme que personne ne peut lui contester. Nul doute que Papa Wemba a largement contribué à faire connaître la musique congolaise à l’international. De l’idole , il est passé à la légende.

Chanteur (auteur-compositeur-interprète), le « Grand Mayas » , ( autre surnom de Papa Wemba) , était aussi acteur. Il est apparu dans plusieurs films et documentaires, dont « La vie est belle » de Dieudonné Ngangura Mweze et Benoît Lamy.

Vœu exauce

Papa Wemba est parti comme il l’a toujours souhaité…sur scène, devant ses fans. A l’instar de Molière. Son vœu a été exaucé.

La fête battait alors son plein à Anoumabo, un quartier populaire d’Abidjan, où a lieu tous les ans le Festival des musiques urbaines (Femua), quand le pire s’est produit.

Le « roi de la rumba congolaise », pour reprendre l’expression de la presse abidjanaise, qui était l’artiste le plus attendu de la soirée, entamait le troisième air de son concert quand tout à coup il s’effondre sur scène, le micro en main.

Malgré « l’intervention des secours » sur place et l’évacuation vers un centre hospitalier, il n’a pu être sauvé. Choc en RDC et dans le monde entier. Sa voix unique, l’une des plus grandes d’Afrique, ne résonnera plus !

Les artistes ne meurent jamais, dit-on. Papa Wemba, le « Nkuru », restera à jamais vivant pour la postérité, par ses œuvres.

« Je ne suis pas parti, je suis juste passé de l’autre côté, tu me retrouveras dans mes chansons, je suis toujours là », peut-on lire sur la pochette de son album posthume « Forever de génération en génération ».

Né le 14 juin 1949 à Lubefu dans l’actuelle province du Sankuru (RDC), Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba, dit Papa Wemba, un monument, un géant de la musique congolaise, laisse derrière lui une œuvre foisonnante, plus d’une cinquantaine d’albums réalisés entre 1970 et 2014.

Samedi 25 avril à 15h (heure de Paris), Radio Vexin Val de Seine en France rediffusera l’émission de l’année dernière (confinement oblige), en hommage à ce grand chanteur Congolais. Une spéciale à laquelle ont participé trois célébrités de la musique congolaise : Luciana Demingongo (ancien chanteur de Viva La Musica), Dona Mobeti (fondateur du groupe Cavacha et membre de l’association « Bana Matonge 1,2 et 3 ») et Michelino Mavatiku Visi (ancien guitariste au sein des orchestres Festival des Maquisards, Afrisa international, TP OK Jazz et président fondateur de l’ensemble musical Makfé).

(avec Robert Kongo)

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